« ‘Monsieur Y’a qu’à’ et ‘Madame Faut qu’on’ » : Gabriel Attal se paye Xavier Bertrand et Valérie Pécresse

Dans une interview accordée au Parisien et parue ce mercredi 25 août, Gabriel Attal a détaillé les priorités de l’exécutif pour la rentrée. Le porte-parole du gouvernement en a également profité pour répondre aux critiques de certaines figures de l’opposition, à l’image de Xavier Bertrand et Valérie Pécresse.

Gabriel Attal a toujours pris son rôle de porte-parole du gouvernement très à coeur. Alors forcément, il n’apprécie pas qu’on critique la politique menée par le président de la République ou les actions des ministres en place. Dans une interview accordée au Parisien, à découvrir ce mercredi 25 août en kiosque, l’intéressé a détaillé les “priorités” de la rentrée mais en a également profité pour distribuer des coups à certains rivaux. À commencer par Xavier Bertrand, qui a reproché à Emmanuel Macron sa “naïveté” dans les colonnes du JDD, après le retour des talibans au pouvoir : “Je l’ai entendu appeler à ce que les dossiers des candidats afghans à l’asile en France soient examinés par la DGSI. Heureusement que nous n’avons pas attendu cette recommandation : c’est exactement ce que l’on a fait ! Entre Xavier Bertrand et Valérie Pécresse, j’ai parfois l’impression d’entendre ‘Monsieur y a qu’à’ et ‘Madame Faut qu’on‘”, a taclé Gabriel Attal.

Le porte-parole du gouvernement a appelé ses adversaires à plus d’“humilité” : “Ils cumulent quarante-cinq ans de vie politique à deux, c’est donc une expérience que je respecte, bien évidemment. Mais je crois aussi à un devoir d’humilité car les gouvernements auxquels ils ont appartenu n’ont pas fait preuve d’une grand efficacité en matière d’asile et d’immigration“, a-t-il souligné. Après Xavier Bertrand, Gabriel Attal a réglé ses comptes avec Valérie Pécresse : “J’entends Mme Pécresse dire qu’elle est ‘deux tiers Merkel et un tiers Thatcher’. Pour l’instant, elle est surtout deux tiers sans programme et un tiers sans idées.” L’intéressée appréciera…

Gabriel Attal déplore leur “silence estival”

Auprès du Parisien, l’ancien Secrétaire d’État auprès du ministre de l’Éducation nationale et de la Jeunesse a par ailleurs regretté que ces figures de l’opposition préfèrent prendre la parole pour critiquer le pouvoir en place au lieu d’appeler à “l’union républicaine”, nécessaire en cette période de crise sanitaire selon lui : “Je déplore aussi leur silence estival. Alors que s’engageait une course contre la montre entre le vaccin et le variant, que certains agitaient les peurs contre la vaccination, parfois avec des slogans honteux, où était l’union républicaine ?“, s’est-il interrogé. “Cette absence sur tous les bancs – on n’a pas entendu non plus Anne Hidalgo – m’a interpellé.” Alors que Xavier Bertrand et Valérie Pécresse ont officialisé leur candidature à la présidentielle 2022, Gabriel Attal a souhaité leur rappeler une chose : “Prétendre à la fonction présidentielle, c’est assumer ses responsabilités en toutes circonstances.” C’est dit.

Crédits photos : Bruno Bebert / Bestimage

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