Mort de Jean-Paul Belmondo : « Il a bien mis en scène son départ »

Après des semaines de discrétion, Paul Belmondo brise le silence dans les colonnes de France Info, ce 15 octobre. Le fils du légendaire Jean-Paul Belmondo raconte les dernières volontés de son père, porté par l’envie de quitter ce monde comme on quitte une scène, en triomphant.

À peine quelques jours après le décès de Jean-Paul Belmondo, la France rendait hommage à cet acteur de légende. En plein cœur des Invalides, le 9 septembre, le clan Belmondo, célébrités, hommes politiques, sportifs et inconnus étaient réunis autour de lui avant son dernier voyage en l’église de Saint-Germain-des-Prés, le lendemain. Si à l’écran le Magnifique soignait son jeu, il n’a pas manqué de préparer avec sa sortie attention. Au terme des obsèques nationales, c’est sur la musique du Professionnel, classique du cinéma français, que le cercueil s’est éloigné de la foule.

Quitter ce monde sur la bande originale de ce chef-d’œuvre qui a contribué à forger sa légende était une idée de Jean-Paul Belmondo. Avant sa mort, l’acteur avait pris soin d’informer son notaire de ses dernières volontés, qui en a par la suite fait part à ses proches, comme le dévoile son fils Paul Belmondo à France Info. Sur les notes de Chi Mai signé du brillantissime Ennio Morricone, l’acteur s’est offert une sortie de scène poignante, digne des plus belles scènes du cinéma : « Cette musique est émouvante, en plus dans Le Professionnel, c’est le moment où il meurt à la fin, c’est quand même beaucoup… Mais il aimait cette musique. Et pourtant, ce n’était pas un fan de musique, mon père. Voilà, il nous a surpris et il avait raison. Son départ aux Invalides, c’était tellement beau, avec cette musique. Il a bien mis en scène son départ. »

Les dernières volontés de Jean-Paul Belmondo

Si l’acteur avait à cœur de disparaître sur la musique du Professionnel, il était également important pour lui que ses obsèques soient bien plus qu’un moment de tristesse et de recueillement. C’est pourquoi dans ses dernières volontés, l’acteur a souligné qu’il souhaitait que ses proches se réunissent autour d’un verre. « Il voulait… Il était flic et voyou, dans ses films, il avait ce côté bad boy, mais il avait aussi ce côté très juste et très fier de l’institution. Il était fier de ses médailles, mais voilà : on peut faire un truc sérieux, mais après, on va boire un coup et on s’amuse« , raconte Paul Belmondo.

Crédits photos : DOMINIQUE JACOVIDES / BESTIMAGE

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