Nicolas Bedos : « Je suis un peu comme mon père, blessé et donc susceptible »

À l’occasion de la sortie du film « OSS 117 : Alerte rouge en Afrique noire » dans les salles obscures, le réalisateur Nicolas Bedos se livre au « Journal du dimanche ».

Deux pages consacrées au cinéma, à son film bientôt dans les salles – le 4 août – et à sa carrière, Nicolas Bedos se livre ce dimanche 1er août au Journal du dimanche. Le fils de l’humoriste et du scénariste Guy Bedos l’avoue facilement, il n’est pas toujours facile à vivre. Ce caractère est comme héréditaire, il lui vient de son père, décédé en mai 2020 : “Mon père hurlait, mais derrière il envoyait des fleurs. Je suis un peu comme lui : blessé et donc susceptible. J’ai de temps en temps des colères mais qui débouchent toujours sur des excuses”, confie-t-il au journal.

Derrière ce caractère sanguin, Nicolas Bedos cache un autre aspect de son caractère. Sentimental, le quarantenaire s’est rapproché du passé de son père. En achetant une maison dans le Midi, il a souhaité effectuer un retour à ses origines. Ce sont d’ailleurs ses origines, son passé dans le monde du 7e art et certains de ses propos qui lui font défaut : “J’ai une personnalité qui effraie pour des raisons qui parfois m’échappent : mon équipe n’est pas malheureuse, je ne suis jamais désagréable, mais mon passé télévisuel, certaines de mes déclarations et mon caractère un peu sanguin jouent sans doute contre moi”, explique-t-il.

Travailler dans la retenue

C’est d’ailleurs ce caractère que le réalisateur du dernier film OSS 117 a dû contrôler. Face à son ami d’enfance, Jean Dujardin qui a “un rapport de grand frère avec [lui]”, le réalisateur du film comique a dû allier fermeté et sentiments. Notamment, car c’est l’acteur qui est “venu [le] chercher pour OSS 117 et qui a convaincu les producteurs avant même le succès de La Belle Époque”. Malgré ces difficultés, le tournage du film ne s’est pas compliqué, Nicolas Bedos raconte au Journal du dimanche : “Quand je parle à Daniel Auteuil, je lui parle comme à un acteur ; quand je m’adresse à Jean, je parle à… Jean, c’est plus compliqué. (…) Heureusement, il était tellement habité et inventif que je n’ai pas eu grand-chose à dire.” Le résultat de cette collaboration sera disponible dès mercredi 4 août dans les salles de cinéma.

Article écrit avec la collaboration de 6Medias

Crédits photos : JACOVIDES-BORDE-MOREAU / BESTIMAGE

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