« On va nommer des tocards ! » : la campagne d’Éric Zemmour patine

Mercredi 13 octobre 2021, Le Point s’est immiscé au cœur de l’équipe d’Éric Zemmour, pour le moment pas encore candidat à la présidentielle de 2022. Ses soutiens se sont montrés quelque peu affolés par la lenteur de son entrée probable en campagne.

L’envolée imprévue d’Éric Zemmour dans les sondages prend le supposé candidat et ses troupes de court. Une déclaration officielle d’entrée en campagne est attendue depuis cet été, mais ne vient toujours pas. Les rumeurs la prévoient pour l’automne mais le polémiste continue de mener son audience en bateau. Problème, cette hésitation apparente sème le trouble au sein même des soutiens de l’ancien journaliste du Figaro. Interrogées par Le Point, mercredi 13 octobre, plusieurs sources, sous couvert d’anonymat, ont témoigné d’un désordre ambiant. « Je n’arrive pas à avoir certaines assurances et mon patron commence à s’impatienter, il me demande de choisir. Personne n’est payé, personne ne travaille à plein temps et personne ne sait qui fait quoi !« , a indiqué l’un des « piliers de l’équipe » comme l’a qualifié le journal.

Un allié n’a pas hésité à pointer du doigt un coupable de ce dysfonctionnement de pré-campagne : sa conseillère en communication Sarah Knafo. « Sarah Knafo est obnubilée par les organigrammes, et elle s’est mise en tête de créer un vrai parti en nommant des responsables dans chaque département, des présidents de fédération, etc. Mais on va nommer des tocards !« , a-t-il fustigé avant de continuer : « Pour l’instant, les gens qui nous ont rejoints sont des seconds couteaux, des types sans envergure. Ils risquent de faire fuir les autres !« 

« Il faut nous professionnaliser et choisir ce qu’on veut faire »

Bien qu’un proche reconnaisse auprès du Point qu' »un gros effort d’organisation est en cours« , il confère aussi que la vitesse de croisière rend l’affaire périlleuse. « Nous sommes à la croisée de la campagne. Pour l’instant, Zemmour a fait la démonstration que c’est un bon cheval qui peut gagner la course. Mais on n’a pas d’entraîneur, pas de jockey« , a expliqué un proche d’Éric Zemmour avant d’énoncer plus directement l’urgence : « Il faut nous professionnaliser et choisir ce qu’on veut faire : soit un parti classique, centralisé, soit une structure plus souple sur le modèle de LREM. » Rien ne serait encore tranché. Pourtant, le temps presse.

Article écrit en collaboration avec 6Medias.

Crédits photos : Stephane Lemouton / Bestimage

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