“On vole la parole des femmes” : Julie Gayet monte au créneau

Lors d’un entretien exclusif accordé à La Montagne, ce vendredi 25 novembre, Julie Gayet s’est épanchée sur le mouvement #MeToo. Une interview durant laquelle l’actrice a partagé son coup de gueule plus qu’engagé.

Ce vendredi 25 novembre marque la journée internationale de lutte contre les violences faites aux femmes. Un combat que Julie Gayet mène activement et concernant lequel elle s’est épanchée dans les colonnes de La Montagne. Cinq ans après le mouvement #MeToo – qui a contribué à la libération de la parole des femmes sur les crimes sexuels dont elles peuvent être victimes -, l’épouse de l’ancien chef d’État a partagé, à nos confrères, ses nombreuses revendications.

Après avoir salué l’importance qu’a eue ce mouvement dans la société, Julie Gayet a ensuite déploré un certain manque de mesures concernant ce sujet. « L’idée de la parole libérée des femmes grâce à #Metoo, qui était un mouvement très important, n’est toujours pas là« , a-t-elle notamment assuré. Pour cause, face aux nombreuses plaintes classées sans suite ainsi et au manque d’empathie pour les victimes, l’épouse de François Hollande a ensuite fait savoir : « On vole la parole des femmes. » Car à ses yeux, « on ne leur permet pas [aux victimes, ndlr] de se reconstruire, on crée une société misogyne si l’on ne traite pas le problème à la racine vraiment. » Un avis engagé qui prouve à quel point l’actrice est déterminée à faire changer les choses !

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Julie Gayet : une personnalité très engagée

Soutenir et aider les femmes est le combat de Julie Gayet. Une lutte qu’elle revendique haut et fort. Pour preuve, lors d’un précédent entretien avec Marie Claire, cette dernière avait rapidement levé le voile sur les origines de son militantisme. « J’ai grandi dans une famille de médecins : mon grand-père, mon père et mon frère. L’engagement, aider les autres, être à l’écoute font donc partie de mon éducation« , avait-elle rapidement assuré. Des valeurs qui expliquent sa volonté à soutenir la gent féminine. En tant que marraine du Fond pour la santé des femmes, elle n’est d’ailleurs jamais la dernière pour dénoncer les inégalités et les situations précaires que certaines femmes vivent au quotidien.

Crédits photos : COADIC GUIREC / BESTIMAGE

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Difficile de faire plus féministe que Julie Gayet. Lors de la journée des droits de la femme, l’actrice a déploré que les femmes soient souvent positionnées les unes contre les autres, indépendamment de leur volonté . « On a vu ces dernières années avec le mouvement #MeToo une libération de la parole (…) Un mouvement est né et c’est dommage d’essayer d’opposer les femmes, on a toujours envie de les opposer, on a toujours envie qu’elles se crêpent le chignon, et moi je me sens féministe« , a-t-elle expliqué.

Depuis qu’elle a rejoint le gouvernement d’Emmanuel Macron, Marlène Schiappa lutte contre les discriminations et affiche un féminisme engagé. Mère de deux enfants, la femme politique de 39 ans s’est laissée aller à quelques confidences sur ses filles, âgées de 10 ans et 14 ans, notamment le fait qu’elles soient « déjà très féministes, antiracistes et engagées ». Décidée à leur transmettre de belles valeurs, l’épouse de Cédric Bruguière peut être fière d’elles.

« La honte ! », s’était exclamée Adèle Haenel lors du sacre de Roman Polanski dans la catégorie du meilleur réalisateur pour son film « J’accuse » en 2020. Que ce soit pour la nomination de Gérald Darmin nommé au ministère de l’Intérieur ou bien lors du scandale #metoo, l’actrice a toujours affiché fièrement son engagement. Dans un entretien accordé à Madame Figaro en 2016, Adèle Haenel ne peut concevoir le féminisme comme un accessoire. « Je n’ai pas de ‘côté féministe’, assure-t-elle. Je suis féministe simplement parce que j’ai envie d’exister. »

« Je suis féministe. Je défends les femmes », déclarait Sophie Marceau sur le plateau de BFM TV, le 13 septembre 2016. Régulièrement, l’actrice apporte son soutien pour le droit au choix des femmes, comme celui de ne pas avoir d’enfants. Et lorsque la liberté conditionnelle de Jacqueline Sauvage -condamnée à 10 ans de prison pour avoir tué son mari violent- a été refusée par le tribunal d’application des peines de Melun, Sophie Marceau s’est indignée sur Twitter. « Encore une fois, le sort des femmes est non reconnu par la justice ».

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