PHOTOS – Éric Dupond-Moretti « enrage » et voudrait « répondre à tous ceux qui l’attaquent »

Comme l’indique Libération ce dimanche 17 janvier, Éric Dupond-Moretti aurait quelque peu du mal à gérer les critiques sans répliquer, lui qui est actuellement visé par une enquête de la Cour de justice.

A propos de

  1. Eric Dupond-Moretti

Nommé ministre de la Justice en juillet dernier, Éric Dupond-Moretti ne met pas tout le monde d’accord. Depuis le mercredi 13 janvier, le garde des Sceaux est visé par une enquête de la Cour de justice. Celle-ci concerne des “prises illégales d’intérêt”. Trois syndicats de magistrat, ainsi que l’association Anticor, en sont à l’origine. Très critiqué par ces membres du corps judiciaire, Éric Dupond-Moretti semble bouillir en silence.

Ce samedi 16 janvier, Libération révèle que le ministre a bien du mal à laisser couler les attaques le concernant. Son ami de longue date, Hubert Delarue, estime néanmoins que l’ancien avocat de 59 ans “a le cuir tanné” et qu’il ne se laissera pas abattre si facilement. “Sur le terrain du combat judiciaire, il en a gagné beaucoup. Le boulet qui l’atteindra n’est pas encore fondu”, a-t-il déclaré auprès de nos confrères. Même s’il encaisse les coups, Éric Dupond-Moretti “enrage”, comme il l’aurait affirmé lors d’un déjeuner avec une vieille connaissance professionnelle. “Je voudrais répondre à tous ceux qui m’attaquent”, aurait-il également ajouté. Ses proches quant à eux soulignent le caractère vif du ministre de la Justice. “C’est le premier garde des Sceaux que je vois perdre autant ses nerfs en réunion. Il prend tout de façon personnelle. On ne peut pas lui reprocher d’être un bureaucrate, mais il méconnaît encore son administration et ses rouages”, indique une source à Libération.

Une personnalité publique choisie pour “ses tacles”

Un autre membre de son entourage assure qu’Éric Dupond-Moretti “monte vite dans les tours”. “Mais à partir du moment où on a l’argumentaire, il est aussi en capacité d’écouter”, poursuit-il. Bruno Cautrès, chercheur au Centre de recherches politiques de Sciences Po, prend, de son côté, sa défense : “Le ministre arrive en deuxième partie de mandat, dans un calendrier législatif très resserré. Il est confronté au difficile exercice du pouvoir dans un ministère qui manque de moyens et fait face à des critiques de toutes parts, surtout à l’extrême droite.” Quoi qu’il en soit, selon un élu, le garde des Sceaux a été choisi pour sa qualité d’orateur. “Ses tacles sont terribles”, a-t-il souligné. Rappelons-nous notamment le 10 décembre dernier, quand Éric Dupond-Moretti remettait Marine Le Pen en place, au sein de l’Assemblée nationale…

Article écrit avec la collaboration de 6Medias

Crédits photos : Norbert Scanella / Panoramic / Bestimage

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