Police : pourquoi le film avec Omar Sy et Virginie Efira ne fait pas l’unanimité auprès des policiers

Ce mercredi 2 septembre sort en salles le nouveau film d’Anne Fontaine, Police avec Omar Sy et Virginie Efira. Un long-métrage qui est loin de faire l’unanimité auprès de la profession concernée.

Virginie Efira

Omar Sy

C’est l’un des films puissants de la rentrée cinématographique. Ce mercredi 2 septembre, les salles obscures voient débarquer sur leurs écrans Police, le nouveau-long métrage d’Anne Fontaine, dans lequel Virginie Efira donne la réplique à Omar Sy et Grégory Gadebois. Un casting des plus vendeurs. Les trois comédiens incarnent des policiers dont le travail est éprouvant et la vie privée plutôt chaotique. Mais leur quotidien bascule lorsqu’ils doivent reconduire à la frontière un clandestin. Le personnage incarné par la seule comédienne de la bande envisage alors de désobéir aux ordres. Un thriller que de véritables policiers ont pu voir en avant première. Et le moins que l’on puisse dire, c’est qu’ils ressortent de la séance remontés. Et pas seulement parce qu’Omar Sy « ose porter l’uniforme » après ses déclarations sur les violences policières. Ce qui a provoqué leur colère est déjà le manque de réalisme lors des scènes d’intervention. « On n’envoie pas deux mecs de Police secours pour un meurtre ! », lâche Julien, un officier de police judiciaire dans les colonnes du Parisien.

Un cliché qui reste en travers de la gorge des policiers

Jean-Yann William, délégué du syndicat Unité SGP des aéroports de Paris s’amuse quant à lui d’une scène lors de laquelle Virginie Efira plaque un homme au sol. « On ne demandera jamais cela à une policière : les femmes viennent en support pour ce genre d’interventions, mais on ne les laisse pas seule face à un homme ! », explique-t-il. Mais ce n’est rien par rapport aux clichés sur les problèmes personnels que traverse le trio. C’est la goutte d’eau qui fait déborder le vase. Leurs profils agacent vivement ces deux policiers. « L’un boit, l’autre est sous calmants… C’est assez caricatural », regrette Jean-Yann William. Et Julien de s’insurger : « Ce sont des cas sociaux qui galèrent au boulot, alors que la plupart des policiers aiment ce qu’ils font ». Ce dernier reconnaît tout de même qu’il exerce un métier où « quand ça ne va pas à la maison, c’est supercompliqué… ». Une chose est certaine, il ne le conseillera pas à ses proches. Espérons que le reste des cinéphiles passeront outre ces quelques détails et se plongeront dans l’histoire.

Source: Lire L’Article Complet