Présidentielle : Anne Hidalgo en difficulté financière, les banques la repoussent

Un mois après avoir officialisé sa candidature pour la présidentielle de 2022, Anne Hidalgo rencontre déjà un sacré obstacle. En effet, la maire de Paris peine à trouver des banques prêtes à financer sa campagne.

Les premiers obstacles font leur apparition. Voilà un mois qu’Anne Hidalgo a annoncé sa candidature à l’élection présidentielle de 2022. Si la maire de Paris entend s’imposer dans le scrutin, elle devra d’abord trouver les ressources pour financer sa campagne. À ce sujet, Le Figaro a révélé ce vendredi 19 novembre qu’Anne Hidalgo peinait à trouver des fonds, essuyant de multiples refus des banques, dont la banque historique du PS, le Crédit coopératif. Le quotidien français précise toutefois que la direction du parti a déclaré que les banques n’ont « pas encore » été consultées et que, « de toute façon, on peut faire campagne sans ».

Cette déconvenue survient alors qu’Anne Hidalgo, qui aurait besoin d’une aide de plusieurs millions d’euros, ne semble pas fédérer beaucoup de Français dans les sondages, et en rassemble de 4 à 5%. Pas suffisant pour les banques, surtout celle du Parti socialiste. « Le Crédit coopératif ne prête plus à un candidat s’il n’y a pas plusieurs sondages dans la durée autour de 8% », a déclaré une source citée par Le Figaro. Elle ajoute : « Les banques étaient strictes en 2017, elles le sont encore plus aujourd’hui. »

« Si on ne met pas d’argent, on fera un score de merde »

Du côté du PS, les réactions diffèrent. D’abord, certains optent pour l’analyse rassurante ou l’optimisme, à l’image de Patrick Kanner qui a assuré qu’il existe « peu de dépenses à ce stade ». La direction du parti a, quant à elle, déclaré qu’il lui est totalement possible de lever plusieurs millions d’euros par elle-même : « Nous n’avons plus besoin de faire des campagnes avec des meetings à la Johnny Hallyday ». Une position qui a fait bondir d’autres partisans, soucieux de mettre tous les moyens en place pour voir la gauche s’imposer dans le scrutin. « Si on ne met pas d’argent, on fera un score de merde », a lâché une membre du parti au Figaro. Elle estime même que « en dessous de 15 millions, on ne joue pas la gagne ». C’est dit.

Article écrit en collaboration avec 6Medias.

Crédits photos : Panoramic / Bestimage

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