Procès du 13-Novembre : Salah Abdeslam revendique les attentats "mais il n'y avait rien de personnel"

Mercredi 15 septembre 2021, au procès des attentats du 13-Novembre, le président de la Cour d’assises spéciale a donné la parole à chacun des 14 accusés. À cette occasion, Salah Abdeslam a livré ses premières justifications quant à ces attaques perpétrées au nom de l’organisation État islamique. Des déclarations relayées par Le Parisien.

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Ils ont dévoilé leur version des faits. Au sixième jour d’audience du procès des attentats du 13-Novembre, mercredi 15 septembre 2021, les 14 accusés présents à l’audience se sont exprimés sur les crimes qui leur sont reprochés. Un tour de parole qui s’est conclu par une longue intervention de Salah Abdeslam, dernier survivant des commandos djihadistes. Le principal accusé a ainsi justifié les attaques, qui ont fait 130 morts et des centaines de blessés, par l’intervention militaire de la France contre le groupe État islamique en Irak et en Syrie. “On a combattu la France, on a attaqué la France, on a visé la population, les civils mais, en réalité, on n’avait rien de personnel à leur égard”, a ainsi clamé l’accusé. Et d’ajouter dans des propos relayés le jour même par le Parisien : “François Hollande savait les risques qu’il prenait en attaquant l’État islamique en Syrie.” Salah Abdeslam, seul membre encore en vie des commandos, a ainsi a justifié les attentats par les frappes de la coalition contre Daech.

“Le but n’est pas de blesser les gens”

Des déclarations présentées comme “sincères” par Salah Abdeslam, interpellé à Molenbeek le 19 mars 2016. “Je sais que certains de mes propos peuvent heurter, choquer, surtout les âmes sensibles. Le but n’est pas de blesser les gens, ça n’est pas d’enfoncer le couteau dans la plaie. Le minimum, c’est de dire la vérité. On dit souvent que je suis provocateur, mais moi, ce que je veux, c’est être sincère avec ces gens-là, ne pas mentir à ces personnes qui subissent une douleur incommensurable”, ainsi déclaré l’homme de 32 ans. Suite à ces propos, sur les bancs des parties civiles, certaines personnes se sont mises à pleurer, a indiqué l’AFP, agence de presse présente à l’audience. “Des victimes s’étreignent, d’autres restent prostrées, semblant accuser le coup. Des membres de l’association Paris aide aux victimes circulent dans les travées”, a ainsi expliqué l’AFP. Côté calendrier, ce procès hors-norme doit durer six à huit mois. À partir de la mi-novembre 2021, les débats feront une large place aux enquêteurs français et belges.

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