“Qu’on me laisse tranquille” : Jean-Luc Mélenchon agacé par la primaire populaire

Dans les colonnes de Libération, ce mercredi 12 janvier, Jean-Luc Mélenchon rejette une nouvelle fois la proposition de participer à la primaire de la gauche. Irrité par cette idée, l’Insoumis réitère son refus de faire consensus.

Y aura-t-il un candidat unique de la gauche lors de la prochaine élection présidentielle ? Rien n’est moins sûr… Ce dimanche 9 janvier, Christiane Taubira, qui envisage de se lancer dans la course à l’Élysée, a lancé un nouvel appel au rassemblement de sa famille politique. « J’accepte les règles de la Primaire populaire et j’en accepterai le verdict (…) C’est la dernière chance d’une union possible de la gauche et j’invite les autres candidats de gauche et écologistes à en faire autant« , a déclaré l’ancienne garde des Sceaux, lors d’un déplacement à Bondy (Seine-Saint-Denis) dimanche 9 janvier. Un vote se tiendra entre les 27 et 30 janvier pour présenter un seul candidat de gauche à la présidentielle 2022. Parmi les noms proposés, avec ou sans leur accord, ceux d’Anne Hidalgo, Yannick Jadot ou encore Jean-Luc Mélenchon, qui organise un meeting immersif le 16 janvier à Nantes. Et visiblement, ce sera sans l’aval de l’Insoumis.

« Qu’on me laisse tranquille, avec cette primaire ! », lance Jean-Luc Mélenchon dans les colonnes de libération ce mercredi 12 janvier. Et d’ajouter : « Vous voulez qu’on mette nos idées à la poubelle pour s’unir ? Au profit de qui ? Quel est leur programme ? Demandez aux autres candidats de rentrer dans le détail des idées. Interrogez-les précisément : sur les retraites par exemple ? Allez-y ! À points ou par répartition ? Pas sûr qu’ils sachent tous répondre. » Impossible pour le leader de La France Insoumise (LFI) de mettre en place un programme commun, au risque de présenter un programme consensuel, au sacrifice de ses propres idées. « Et on fait quoi pour la démographie ? (…) Et le salaire maximum ? Et l’espace ? Sur tous les sujets, il faudrait se taire pour s’unir. La confusion de l’union bloquerait la mobilisation« , clame celui qui a été comparé à Donald Trump.

Jean-Luc Mélenchon à la traîne dans la course aux parrainages

Toutefois, en cas de qualification pour le second tour de l’élection présidentielle, Jean-Luc Mélenchon pourrait tendre la main aux autres leardes de la gauche. « Mais si je suis au second tour, je m’engage à ouvrir la discussion pour gouverner avec ceux qui le veulent. Car on saura enfin pour quoi faire », affirme l’Insoumis. Encore faut-il que Jean-Luc Mélenchon puisse se présenter à l’élection présidentielle. Selon nos confrères du Figaro, ce lundi 10 janvier, la candidat LFI serait en difficulté pour obtenir les 500 parrainages requis. La veille, il avait annoncé en avoir seulement reçu 391.

Crédits photos : Gwendoline Le Goff / Panoramic / Bestimage

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