Raphaël Enthoven : son père est « sous le choc » et a très mal pris son dernier livre

Auteur du roman autobiographique Le Temps gagné, Raphaël Enthoven y raconte sa vie, non sans égratigner la réputation de ses proches. Son père, Jean-Paul Enthoven, a mis la main sur l’ouvrage avant tout le monde… et il n’est pas content.

Raphaël Enthoven

Avec Le Temps gagné, Raphaël Enthoven s’essaye à un nouveau genre. Pour la première fois de sa vie, l’ex de Carla Bruni se livre comme jamais dans cet ouvrage aux allures d’autobiographie. Les prénoms ont changé, mais les personnages de son roman existent. La championne de tennis à la retraite est la mère de son fils Aurélien, actuelle épouse de Nicolas Sarkozy. Faustine est Justine Lévy, l’ex-femme qu’il a trompée avec Carla Bruni et avec qui il règle ses comptes pour la première fois. Il y a également ses parents. Sa mère, Catherine, qu’il compare à « l’URSS » et qu’il accuse de n’avoir rien fait quand son beau-père le giflait. Et puis il y a Jean-Paul Enthoven, son père décrit comme un éternel adolescent…

Pour Raphaël Enthoven, Le Temps gagné a été un exutoire : « J’étais dans une urgence que je n’avais jamais connue en écrivant ce livre. Aujourd’hui, je mesure mal les effets qu’il peut provoquer. Mais je préfère avoir des emmerdes que des tourments. Mes parents sont écrivains, donc ils connaissent les risques de l’exercice romanesque. Ma mère, d’ailleurs, a lu le livre. Elle a adoré. Mon père, je ne sais pas… » Selon L’Obs de ce jeudi 20 août, ce dernier serait fâché au plus haut point. L’hebdomadaire indique que l’écrivain et éditeur qui a lui aussi connu une histoire d’amour avec Carla Bruni est « sous le choc » et « ne veut pas s’exprimer ».

Raphaël Enthoven a mis son père en rogne

Jean-Paul Enthoven est attristé d’avoir découvert « le torrent de ressentiments qui sommeillait dans l’inconscient d’un fils adoré, choyé comme une relique, avec lequel il croyait avoir fait la paix depuis longtemps ». Pourtant, il n’aurait pas dû lire ces lignes avant leur sortie hier, 19 août. Selon Muriel Beyer, éditrice de l’ouvrage, c’est l’un des membres des jurés des prix Goncourt et Femina qui le lui a fait parvenir : « Jean-Paul Enthoven y a de nombreux amis. Paris est un village, donc il y a de grandes chances que l’un d’eux le lui ait fait parvenir cet été. Mais ce roman n’a rien à voir avec un règlement de comptes ». Ce n’est pourtant pas ce qui se dit dans le monde de l’édition selon L’Obs : « Raphaël brûle la maison qui l’a fait grandir. C’est un petit Néron ».

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