Roland-Garros : Naomi Osaka quitte le tournoi, la directrice générale de la FFT lui adresse un message

Après avoir annoncé sur Twitter sa décision de boycotter les conférences de presse à Roland-Garros, la tenniswoman Naomi Osaka a décidé ce lundi soir 31 mai de quitter la compétition. La directrice générale de la FFT Amélie Oudéa-Castéra a réagi ce mercredi 2 juin sur Europe 1, au sujet de cette affaire.

Dimanche 30 mai dernier marquait le coup d’envoi du Grand Chelem parisien ! Un événement relativement attendu puisque l’édition passée n’avait pas pu se tenir correctement en raison de la pandémie mondiale. Aussi, c’est avec un certain enthousiasme qu’athlètes et public se sont retrouvés à Roland-Garros pour cette 120ème édition. Alors que le circuit féminin se cherche une leader charismatique depuis que Serena Williams accuse le poids des années, la jeune Japonaise Naomi Osaka, apparaît comme celle qui pourrait lui succéder. À seulement 23 ans, Naomi Osaka est à la fois une grande joueuse de tennis et une personnalité engagée. Ses prises de position contre le racisme ont fait grand bruit, tout comme sa lutte pour une meilleure prise en compte de la santé mentale des joueurs.

C’est d’ailleurs à ce sujet que la jeune joueuse a créé la polémique. Celle qui vit aux Etats-Unis avait en effet annoncé sur son compte Twitter en amont du tournoi, se refuser à toutes conférences de presse. Ce qu’elle effectivement fait à l’issue de sa victoire lors du premier tour, ce dimanche 30 mai, afin de “préserver sa santé mentale”. Or cette décision n’a pas eu l’art de plaire aux organisateurs, qui ont sanctionné la joueuse d’une amende de 15 000 dollars, soit 12.300 euros. Au micro d’Europe 1, La directrice générale de la FFT Amélie Oudéa-Castéra, a réagi à cette affaire.

“On espère vraiment la revoir l’an prochain”

Si Naomi Osaka a décidé de lâcher l’affaire et de quitter le tournoi, c’est qu’elle a révélé n’être pas au mieux de sa forme mentale. “La vérité, c’est que j’ai souffert de longs épisodes de dépression depuis l’US Open en 2018 et que j’ai eu beaucoup de mal à y faire face”, a-t-elle expliqué sur les réseaux sociaux. La joueuse a reçu de nombreux soutiens de la part de stars comme Venus Williams : la vulnérabilité de la Japonaise rappelle les difficultés mentales traversées par beaucoup de joueurs sur le circuit, notamment en période de pandémie.

Selon Amélie Oudéa-Castéra, les organisateurs du tournoi “ont vraiment essayé de parler avec Naomi” mais cela était “difficile pour elle”. Elle a expliqué au micro d’Europe 1 qu’ils étaient obligés de garantir le respect des règles.“On est là pour être le gardien du temple des règles, pour veiller à ce qu’il y ait une équité entres les joueurs et pour faire en sorte que l’écosystème autour de notre sport, dont les médias et les journalistes sont une partie prenante importante, puisse se dérouler dans de bonnes conditions“, s’est justifiée la directrice du tournoi. “On espère vraiment la revoir l’an prochain, a-t-elle néanmoins lâché. On espère qu’elle va se rétablir vite, elle semble vraiment affectée”. Malgré cet épisode qui met clairement en avant la fragilité émotionnelle des sportifs, la position des organisateurs de tournois reste claire : ces derniers doivent se soumettre à leur “obligation médiatique”

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