Roselyne Bachelot : pourquoi elle regrette d’avoir gardé le nom de son premier mari

Elle a tenté d’imposer « Roselyne Bachelot-Narquin », en vain. En général, les gens l’appellent « Bachelot », le nom de son ex-mari, Jacques Bachelot, dont elle a gardé le patronyme. Ce qu’elle regrette depuis plusieurs années.

Sur la page qui lui est consacrée sur le site du gouvernement, elle est bien appelée « Roselyne Bachelot ». Pourtant, la ministre de la Culture aurait préféré qu’on l’appelle Narquin, le nom de famille qu’elle portait avant d’épouser Jacques Bachelot en octobre 1968, alors qu’elle n’avait que 21 ans. La cérémonie avait eu lieu à Les Ponts-de-Cé, dans le Maine-et-Loire. « J’étais très mimi, j’avais une petite toque et un col en fourrure qui a duré plus longtemps que le mari ! », s’était souvenue avec humour la femme politique en novembre 2020 dans les colonnes du magazine ELLE. Ce mariage aura duré une trentaine d’années. Depuis, la principale intéressée tient à sa liberté et se fait très discrète sur sa vie privée. « Roselyne Bachelot, vous vous appelez en fait, Roselyne Bachelot-Narquin, parce que le nom de votre père c’est Narquin. Bachelot, c’est le nom de votre premier mari. Et vous regrettez maintenant d’avoir commencé votre carrière professionnelle sous un nom qui n’est pas le vôtre, parce que vous avez divorcé maintenant de Jacques Bachelot », lui avait lancé Thierry Ardission sur le plateau de Tout le monde en parle sur France 2, le 1er mai 1999.

« Tout à fait », avait-t-elle confirmé. « C’est souvent le problème de beaucoup de femmes. On commence sa carrière sous un nom, le nom de son mari. Et moi je lutte pour que les femmes gardent leur nom de jeune fille parce que les hommes passent et le nom reste », avait poursuivi Roselyne Bachelot. « J’ai été assez stupide pour commencer ma vie professionnelle sous mon nom de femme mariée », confiait-elle déjà l’année précédente à Libération dans la foulée de son intervention à l’Assemblée nationale en faveur du pacs. Elle a beau insister pour que soit écrit « Bachelot-Narquin », c’est le plus souvent « Bachelot » qui est interpellée dans la rapidité. Ce qui agace la féministe qui a fini par s’y habituer…

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Mère et grand-mère

Si elle aurait aimé effacer son ex-époux, Roselyne Bachelot est toutefois ravie du fruit de ce mariage : son fils Pierre Bachelot, né l’année de leur union, en 1968. « Il a été martyrisé à l’école, à travers des propos et des gestes (…) Nous avons été obligés de le retirer d’une école à cause d’un professeur qui le battait parce que c’était mon fils », avait révélé l’ancienne chroniqueuse dans une interview accordée à Télé-Loisirs en 2019. En mère protectrice, elle l’a pris son aile comme assistant parlementaire puis aux ministères de l’Écologie et à la Santé. En 2010, il a rejoint l’Institut national de prévention et d’éducation pour la santé (INPES), où il a été nommé responsable plaidoyer pour la santé dans les politiques publiques. Mais le plus beau cadeau qu’il a fait à sa mère, c’est sans doute son fils Corentin, qui fait de la femme politique une mamie comblée.

Article écrit en collaboration avec 6Medias

Crédits photos : Agence/ Panoramic / Bestimage

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