“Sept à huit” : le témoignage bouleversant de Didier, salarié et SDF

Dimanche 8 novembre 2020, les caméras de Sept à Huit sont allées à la rencontre de Didier. Ce boucher-charcutier de 50 ans travaille… mais dort dans la rue. Un témoignage particulièrement émouvant.

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Devant Sept à Huit, les téléspectateurs passent par toutes les émotions. De la compassion à la colère, les sujets traités dans l’émission de TF1 ne laissent jamais indifférent. De l’interview choc de Carlos Ghosn, au reportage sur “la prison des agresseurs sexuels” qui a outré les internautes, en passant par le portrait de Lilie, enfant transgenre à 8 ans, qui a monté le public contre Audrey Crespo-Mara… le programme présenté par Harry Roselmack se retrouve régulièrement au coeur de la tourmente. Mais dimanche 8 novembre 2020, pas de polémique en vue. C’est un thème particulièrement bouleversant qu’ont abordé les journalistes de Sept à Huit : “salariés, le spectre de la rue”. L’on découvre ainsi le témoignage de Didier. A 50 ans, ce boucher-charcutier est sans domicile fixe depuis trois ans. Devant les caméras de TF1, il raconte son histoire.

“Travailler et dormir dans la rue, c’est impossible”

En véritable passionné, Didier pratique son métier depuis l’âge de 16 ans. Il a notamment travaillé dans certaines maisons prestigieuses, jusqu’à ce que tout s’écroule. “J’avais un poste à responsabilités dans une grande enseigne parisienne. Je gagnais 5.000 euros par mois. Net, se souvient Didier, le coeur lourd. “Mais à côté de ça, j’avais une vie… Je claquais tout. Je prenais 3 grammes de cocaïne par jour, poursuit-il. C’est cette addiction à la drogue qui lui fera tout perdre : son emploi, sa compagne, puis son domicile. En se retrouvant à la rue, Didier a fini par se sevrer. Après trois années de galère, à dormir sur les cartons, il est enfin embauché dans une boucherie. Il signe alors un CDD d’un mois, à mi-temps. Mais malgré le salaire de 1.500 euros, Didier ne parvient pas à remonter la pente. “C’est quelqu’un qui connaît très bien son métier, donc j’en suis très content. Et pourquoi pas déboucher sur un CDI…”, déclare son patron à nos confrères de Sept à Huit. Une phrase qui donne immédiatement le sourire à son employé.

Mais Didier lève ensuite le voile sur sa situation de salarié SDF, bien plus difficile qu’elle n’y paraît : “Ce qui est compliqué, c’est de travailler et de dormir dans la rue. C’est impossible. Je vais vous dire, quand vous faites 12 heures par jour, vous ne pouvez pas dormir sur un carton et aller travailler le lendemain. Et comment je fais pour me laver ? Me changer ? Prendre un café ? J’ai quand même 50 ans, donc je veux travailler, je veux retrouver ma vie d’avant, explique le SDF. Pendant le tournage de l’émission, Didier bénéficiait d’un hébergement temporaire au sein d’une association : “C’est une coloc ! Il y en a beaucoup qui voudraient être à notre place, et qui sont dehors. C’est pour ça qu’il faut en profiter pour pouvoir rebondir, déclare-t-il à la caméra. Cet espoir à toute épreuve, c’est ce qui lui a permis de tenir pendant ces longues nuits d’hiver. Comme l’expliquent nos confrères à la fin du reportage, Didier a finalement trouvé un CDI dans une autre boucherie depuis la fin du tournage. Avec ce contrat, il a pu se sortir de sa terrible situation et donc trouver un logement en colocation.

La réaction des téléspectateurs

Une nouvelle qui réchauffera certainement le coeur des téléspectateurs, qui se sont montrés très émus par le témoignage de Didier. Sur Twitter, certains d’entre eux ont tenu à partager leur ressenti. “Bravo Didier”, l’a notamment félicité un internaute. “Ce boucher bosse mais est sans abri et dort sur un matelas dans la salle commune d’une asso, sa volonté de s’en sortir force le respect !”, Salarié et SDF, quelle tristesse”, “Les reportages sur les SDF me font toujours tellement de peine”, ont commenté d’autres twittos. Mais certains ont vu ce reportage comme une occasion de s’insurger contre le gouvernement : “La France en 2020 : un charcutier top qualité qui bosse 70 heures par semaine et ne peut se donner qu’un SMIC. Marre de ce pays où tu bosses et cela ne paye pas”, “Rien ne change… Des gens bossent mais sont toujours SDF”, peut-on lire sur le réseau social.

Bravo Didier 👍👍👍👍 #septahuit

Bouleversant, le témoignage de Didier dans @7a8 ! Ce boucher bosse mais est sans abri et dort sur un matelas dans la salke commune d’une asso, sa volonté de s’en sortir force le respect !

Salarié et SDF , quelle tristesse….😢😢😢#SeptAHuit

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