« Sur le Titanic, il y avait un orchestre » : Richard Ferrand tacle Anne Hidalgo et Christiane Taubira

Ancien membre du PS, Richard Ferrand, soutien d’Emmanuel Macron, n’est satisfait par aucune candidature… ou presque. Dans « Le Parisien », samedi 22 janvier, il a vivement critiqué son ancienne famille, la gauche.

Aucun candidat à l’élection présidentielle ne trouve grâce aux yeux de Richard Ferrand, fidèle allié d’Emmanuel Macron qui n’a pas encore fait son entrée dans la course à l’Élysée. Celui qui fut pendant 36 ans membre du Parti socialiste a donné son avis sur Anne Hidalgo et Christiane Taubira, deux consœurs de gauche maintenant en concurrence dans cette campagne. Non sans un ton acrimonieux, le président de l’Assemblée nationale a déclaré au Parisien : « J’ai souvenir que sur le Titanic, il y avait un orchestre… Là, il n’y a plus que Jean-Luc Mélenchon. » À ses yeux, le naufrage de la gauche est assuré. Même son de cloche concernant la droite, avec Marine Le Pen qu’il ne juge ni « dans le champ de l’humanisme ni de l’avenir« , Valérie Pécresse qui « parle de choses [que nous avons] déjà faites ou qui n’ont jamais marché » et « les excès » d’Éric Zemmour.

Seule La France insoumise gagne sa faveur, mais nul doute que son grand favori demeure le président sortant. « Aujourd’hui, au fond, il y a sur la table deux offres politiques construites« , a-t-il avancé avant d’expliquer dans les détails : « Celle que nous portons : une société solidaire avec au cœur l’éducation, la formation, le travail, et donc l’émancipation individuelle, profondément européenne, dans une économie ouverte et régulée. Puis, il y a l’extrême droite, incarnée par les provocations successives du candidat Zemmour et sur un mode traditionnel par la firme Le Pen. »

« Un salmigondis »

« Il y a deux visions et entre les deux, un salmigondis« , a-t-il affirmé, enterrant ainsi les deux candidatures du PS, son ancienne famille politique. Anne Hidalgo et Christiane Taubira peinent toutes deux à obtenir la faveur des Français, selon les derniers sondages, qui les positionneraient loin derrière les figures de La République en Marche, des Républicains et du Rassemblement national. Une percée est-elle encore possible ? Pas selon ce taulier du macronisme.

Article écrit en collaboration avec 6Medias.

Crédits photos : Stephane Lemouton / Bestimage

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