Suspicion d’acte terroriste près de Paris : un homme décapité et un suspect abattu

Vendredi 16 octobre 2020, en plein après-midi dans les Yvelines, un homme a été retrouvé décapité près d’un collège. Un suspect, armé d’un couteau, a ensuite été abattu par les forces de l’ordre. La police craint un acte terroriste.

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C’est une scène d’horreur qui s’est déroulée vendredi 16 octobre 2020 dans les rues de Conflans-Sainte-Honorine, dans les Yvelines. Appelées pour un individu suspect rôdant près d’un établissement scolaire, aux alentours de 17 heures, les forces de l’ordre ont fait une découverte des plus macabres : un homme a été retrouvé décapité. Selon les informations d’Europe 1, la police a abattu un suspect quelques minutes plus tard dans la commune voisine d’Eragny, dans le Val-d’Oise. Ce dernier, armé d’un couteau, avait pris la fuite avant de menacer les policiers de la BAC (Brigade Anti Criminalité). Ceux-ci ont donc riposté et fait feu sur lieu, le blessant mortellement d’une dizaine de balles. Une opération de déminage a été lancée suite à cette assaut, la police suspectant le meurtrier présumé de porter un gilet explosif. Une menace désormais écartée.

Un acte revendiqué sur Internet, le parquet antiterroriste saisi

Le parquet national antiterroriste s’est saisi de cette affaire, pour les chefs “d’assassinat en relation avec une entreprise terroriste” et “association de malfaiteurs terroriste criminelle”. En effet, plusieurs éléments laissent penser à un acte terroriste. Selon les informations recueillies par LCI, le suspect était connu des services de police et même fiché S. De plus, Europe 1 indique qu’il aurait crié “Allah Akbar” avant d’être abattu. Nos confrères affirment également que l’acte a été revendiqué sur Internet peu après les faits, “dans un message en cours d’authentification”.

Informé de la situation, le ministre de l’Intérieur Gérald Darmanin a décidé d’écouter son déplacement officiel à Rabat pour rentrer d’urgence à Paris. Il se serait d’ailleurs entretenu avec Emmanuel Macron et le Premier ministre Jean Castex depuis le Maroc. Une affaire qui résonne tristement avec le procès des attentats de janvier 2015 – de Charlie Hebdo, Montrouge et l’Hyper Cacher – qui se tiennent actuellement à Paris. En effet, la victime était un professeur d’histoire-géographie dans un collège de Conflans-Sainte-Honorine. Dans le cadre d’un cours d’expression libre, il aurait montré des caricatures de Mahomet à ses élèves.

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