"Terre, boue, trace ADN" : la voiture de Delphine Jubillar perquisitionnée, les résultats révélés

Huit mois après la disparition de Delphine Jubillar, les enquêteurs procèdent à l’analyse du moindre objet ayant été à son contact dont son véhicule. Le 30 août 2021, dans les colonnes du Midi Libre, Jean-Baptiste Alary a révélé les résultats de cette perquisition très attendue.

  • Delphine Jubillar

C’est un élément clé dans le dossier. Dans la nuit du 15 au 16 décembre 2020, Delphine Jubillar disparaissait mystérieusement de son domicile à Cagnac-les-Mines après avoir couché Louis, son fils de six ans. À l’intérieur de la maison, aucun indice si ce n’est des objets mystérieusement dispersés dans le salon. À l’extérieur, c’est une autre histoire… En effet, selon les gendarmes de la section de recherche de Toulouse, la voiture de Delphine Jubillar présentait des aspects suspects quelques heures après sa disparition : de la buée sur les vitres, une fenêtre ouverte en plein mois de décembre et une place de parking inhabituelle. Huit mois plus tard, Jean-Baptiste Alary, l’un des trois avocats de Cédric Jubillar, a accepté de révéler les résultats de la perquisition du véhicule dans les colonnes du Midi Libre.

Des “traces d’ADN de Delphine dans le coffre” ? L’avocat répond

La voiture de Delphine Jubillar a longtemps intrigué les enquêteurs. Comme le révélait Dominique Alzeari, le procureur de Toulouse, le 18 juin 2021, la Peugeot de la disparue était garée anormalement le 16 décembre 2020 au petit matin. Preuve d’une manipulation nocturne ? Jean-Baptiste Alary le conteste formellement : “Cette histoire de stationnement n’est pas sérieuse. il y a une multitude de raisons pour que la voiture ait été garée dans un autre sens que d’habitude”, a-t-il confié à nos confrères du Midi Libre. Cependant, les enquêteurs ont préféré en avoir le cœur en procédant à une perquisition. “Rien n’a été trouvé d’intéressant dans cette voiture. Pas de terre, de boue, de trace ADN de Delphine dans le coffre”, a précisé l’avocat, persuadé de l’innocence de son client.

Qui a donc pu s’en prendre à l’épouse de son client ? À ce sujet, Jean-Baptiste Alary évoque plusieurs pistes, dont celle de l’auteur des SMS se réclamant coupable de la disparition de Delphine Jubillar : “Il a assuré avoir été avec sa nouvelle compagne le soir de la disparition de Delphine et qu’il ne la connaissait pas. Et l’histoire s’est arrêtée-là. Que je sache son alibi n’a pas été vérifié, ni le bornage de son téléphone. Et aucune perquisition n’a eu lieu à son domicile”, a-t-il déploré. Et d’évoquer également cette voiture “qui passe devant la pharmacie tellement vite qu’on n’arrive pas à identifier son immatriculation”. Convaincu que Cédric Jubillar “n’a rien à faire en prison”, l’avocat a fait une nouvelle demande de remise en liberté. Pour l’heure, son client est toujours présumé innocent.

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