VIDÉO – Agnès Buzyn mise en examen : « Que les ministres rendent des comptes, c’est normal »

Agnès Buzyn, ex-ministre de la Santé, a été mise en examen pour “mise en danger de la vie d’autrui” à la suite de sa gestion de la pandémie de Covid-19. Jean-Michel Apathie, invité dans C à vous, ce vendredi 10 septembre, a réagi sur le sujet.

Agnès Buzyn a été auditionnée, ce vendredi 10 septembre, par les juges de la Cour de justice de la République (CRJ) qui enquêtent sur la gestion de l’épidémie de coronavirus par le gouvernement après que neuf plaintes ont été déposées et jugées recevables. Une audition à l’issue de laquelle l’ex-ministre de la Santé a été mise en examen pour “mise en danger de la vie d’autrui”, a fait savoir le parquet général de la CJR, comme le rapporte Le Monde.

Une information sur laquelle Jean-Michel Apathie a réagi sur le plateau de C à vous, ce vendredi 10 septembre. “C’est une démarche légitime, a estimé le journaliste politique. Ce sont des collectifs de soignants qui disent que quand l’épidémie est arrivée, ils n’avaient pas les moyens de lutter contre.” Et d’ajouter : “Que les ministres ne soient pas au-dessus des lois, c’est normal, qu’ils rendent des comptes, c’est normal. La CJR est une institution extrêmement sérieuse qui mêle des magistrats et des responsables politiques. Les ministres s’expliqueront.” L’ancien Premier ministre Edouard Philippe, mais aussi l’actuel ministre de la Santé Olivier Véran devraient également répondre aux questions des magistrats de la Cour de justice de la République.

La bombe politique d’Agnès Buzyn

En février 2020, Agnès Buzyn avait quitté son poste de ministre de la Santé pour remplacer Benjamin Griveaux dans la course à la mairie de Paris après la publication d’une vidéo d’une sex-tape du candidat LREM. Après sa défaite aux élections municipales, l’ex-membre du gouvernement avait alors lâché une bombe dans les colonnes du Monde“Quand j’ai quitté le ministère, je pleurais parce que je savais que la vague du tsunami était devant nous. Je suis partie en sachant que les élections n’auraient pas lieu”, avait ainsi déclaré Agnès Buzyn. Pourtant, un mois avant son départ du gouvernement, elle avait assuré que “les risques de propagation du coronavirus dans la population (étaient) très faibles.”

Article écrit en collaboration avec 6Medias.

Crédits photos : Stephane Lemouton / Bestimage

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