VIDEO – Gabriel Attal cuisiné sur Éric Dupond-Moretti, il ne se démonte pas

Interviewé par nos confrères de franceinfo, ce lundi 19 juillet, Gabriel Attal a évoqué la récente mise en examen d’Éric Dupond-Moretti et son avenir au sein du gouvernement.

Ce lundi 19 juillet, Gabriel Attal était invité sur le plateau de franceinfo. Le porte-parole du gouvernement a réagi à la mise en examen d’Éric Dupond-Moretti, pour prise illégale d’intérêts et qui est inédite pour un ministre toujours en poste. Prenant partie du garde des Sceaux, l’ancien secrétaire d’État a lancé : “Il y a les faits, et il faut regarder les faits.” Comme le notent nos confrères, le ministre de la Justice est accusé de profiter de son statut pour en finir avec les magistrats, avec lesquels il n’a pas toujours eu de bons rapports.

Selon Gabriel Attal, “Éric Dupond-Moretti a pris des décisions en tant que ministre qui sont des décisions extrêmement courantes”. “Sa prédécesseur [Nicole Belloubet, NDLR] avait demandé des éclaircissements sur un certain nombre de situations. Ces éclaircissements sont arrivés quand Éric Dupond-Moretti est devenu ministre. Son administration lui a recommandé, sur la base de ces éclaircissements, de diligenter des inspections”, a-t-il développé. Face caméra, le porte-parole du gouvernement a déclaré : “Quand vous êtes membre du gouvernement, quand vous êtes ministre, c’est une pratique très courante de demander des inspections internes, des inspections administratives sur des situations qui posent question.”

Un ministre qui devrait reprendre le cours normal de sa vie

“C’est ce qu’Éric Dupond-Moretti a fait sur la base des recommandations de son administration. Il y a une enquête qui a été ouverte sur ces décisions”, a ajouté l’homme politique de 32 ans. Quoi qu’il en soit, pour Gabriel Attal, cette mise en examen du ministre de la Justice ne semble visiblement pas avoir beaucoup de conséquences. Questionnés par les journalistes sur l’avenir de l’ancien avocat au gouvernement, le porte-parole a estimé ne “pas croire du tout” que cela va être un handicap pour lui, durant les prochains mois. Il a d’ailleurs considéré, à demi-mot, que la “jurisprudence Balladur”, qui consiste à imposer la démission à un ministre en examen, n’est plus vraiment actuelle en ce contexte.

Article écrit avec la collaboration de 6Medias

Crédits photos : Capture écran franceinfo

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