Vidéos intimes de Benjamin Griveaux : ce rebondissement inattendu

Interpellé et mis en examen pour avoir diffusé une vidéo intime de Benjamin Griveaux, alors candidat LREM à la mairie de Paris, Piotr Pavlenski s’estime victime d’une injustice. Privé de l’assistance de l’avocat qu’il avait choisi, en l’occurrence Juan Branco, il demande aujourd’hui l’annulation de sa garde à vue.

L’affaire Griveaux continue de faire parler. Après un hiver particulièrement mouvementé suite à la mise en ligne de vidéos intimes le concernant, l’ancien candidat LREM à la mairie de Paris a récemment fait un retour très discret sur le devant de la scène politique. Ce vendredi 7 août, il a même donné l’image d’un homme détendu et souriant, en s’affichant avec son épouse Julia Minkowski, son soutien de la première heure, au festival de Ramatuelle. Mais voilà que l’affaire portant son nom connaît un nouveau rebondissement… Celui-ci concerne Piotr Pavlenski, l’individu à l’origine de la chute de l’ancien porte-parole du gouvernement.

Interpellé et mis en examen pour avoir diffusé sur sur son site une vidéo intime de Benjamin Griveaux, ce natif de Saint-Pétersbourg demande aujourd’hui l’annulation de sa garde à vue, comme l’a rapporté Le Parisien ce dimanche 9 août. Il estime avoir été privé du droit d’être assisté par l’avocat de son choix, en l’occurrence Juan Branco, au moment de sa garde à vue survenue le 16 février dernier. Piotr Pavlenski “a été privé de l’assistance d’un avocat qu’il avait librement choisi”, a indiqué la requête rédigée par son avocat maître Yassine Bouzrou, adressée à la chambre de l’instruction de la cour d’appel de Paris et relayée par France Info.

En étudiant le profil de cet avocat, le parquet avait en effet estimé qu’il pourrait y avoir “un possible conflit d’intérêts”, l’homme de loi étant “cité dans la plainte initiale”. Piotr Pavlenski s’est donc vu refuser sa demande. Mais comme l’a rappelé Le Parisien, Benjamin Griveaux n’a pas réellement mis en cause Juan Branco durant son audition. S’il a bien indiqué avoir lu que “des médias [ont établi] un lien entre Branco et Pavlenski”, en s’appuyant sur une photo datant du nouvel an 2020 sur laquelle les deux hommes apparaissent ensemble, aucun élément ne relie le jeune avocat à la diffusion de la vidéo intime de l’ancien candidat LREM à la mairie de Paris.

Piotr Pavlenski a fait le choix du silence

En attendant, Piotr Pavlenski, qui n’a pas pu bénéficier de l’avocat qu’il souhaitait et qui s’est vu proposer un avocat commis d’office, s’est muré dans le silence. De son côté, maître Bouzrou a assuré que le conflit d’intérêts n’avait pas été mentionné lors de “l’interrogatoire de première comparution” : “Aucune décision du bâtonnier du barreau de Paris n’avait ainsi interdit à Me Juan Branco d’intervenir au soutien des intérêts de Monsieur Pavlenski en raison du constat d’un conflit d’intérêts”, a rappelé l’avocat dans sa requête.

L’avocat de Piotr Pavlenski dénonce “une violation des règles”

Pour l’avocat de l’artiste russe, il s’agit donc d‘”une violation des règles relatives au droit d’être assisté par un avocat en garde à vue et aux droits de la défense”. Et d’ajouter dans ce même document : “Piotr Pavlenski ne pouvait que choisir de faire usage de son droit au silence.” En conséquence, maître Yassine Bouzrou a demandé l’annulation de plusieurs documents de la procédure visant son client, “dont tous les procès-verbaux” liés à sa garde à vue ainsi que “l’interrogatoire de sa première comparution”. Si la chambre de l’instruction de la Cour d’appel de Paris valide cette requête, la mise en examen de l’activiste russe pourrait être annulée.

Crédits photos : DOMINIQUE JACOVIDES / BESTIMAGE

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