36 quai des Orfèvres : ce film est-il inspiré d’une histoire vraie ?

À l’occasion de la diffusion du film 36 quai des Orfèvres dimanche 2 janvier 2022, à partir de 23h sur France 2, Télé Star vous dévoile si Olivier Marchal a basé le scénario de ce long-métrage sur une histoire vraie ou non.

Sorti au cinéma en 2004, le film baptisé 36 quai des Orfèvres, porté par Gérard Depardieu et Daniel Auteuil, sera rediffusé dimanche 2 janvier 2022, à partir de 23h sur France 2. Réalisé par Olivier Marchal, ce long-métrage se déroule en région parisienne, où des transports de fonds sont attaqués à l’arme de guerre. La hiérarchie des polices exacerbe la concurrence entre le patron de la Brigade de recherche et d’intervention (BRI), incarné par Daniel Auteuil, et celui de la Brigade de répression du banditisme (BRB), interprété par Gérard Depardieu, pourtant anciens amis. Le poste de directeur du 36, quai des Orfèvres récompensera celui qui arrêtera le gang responsable de ces attaques armées violentes.

Les deux hommes n’hésiteront pas à user de moyens illégaux pour réussir. Malheureusement pour le personnage de Daniel Auteuil, son indicateur en conditionnelle, joué par Roschdy Zem, tue un homme devant ses yeux. Il demande alors son silence contre des informations sur la localisation de la planque des braqueurs. Mais le chef de la BRB décide d’enquêter sur ce nouveau meurtre, bien que cette affaire ne fasse pas partie de sa juridiction, car la victime était son indicateur. Lui-même ancien policier, Olivier Marchal s’est inspiré de deux histoires qui se sont réellement produites pour écrire le scénario de 36 quai des Orfèvres.

36 quai des Orfèvres : deux affaires liées à l’origine du film

La première est une opération visant à démanteler le Gang des postiches, qui s’est soldée par un fiasco. Prévenues d’une prise d’otages dans une banque rue du Dr Blanche, la BRI (Brigade de Recherche et Intervention) et la BRB (Brigade de Répression du Banditisme) attendaient la sortie des truands pour les prendre en filature. Mais un chef de service de la BRB a choisi de tirer sans sommation. Au terme d’une terrible fusillade, un policier, Jean Vrindts, et un voyou ont été tués, ce qui provoqua un mouvement de fronde au sein de la PJ.

La 2ème est l’affaire du "gang des ripoux". En fait, une équipe de policiers, appartenant pour la plupart à la brigade d’élite, s’était livrée à diverses malversations. Une liste de "flics ripoux" a fini par circuler, et le nom de Jean Vrindts, tué lors de la bavure de la rue du Dr Blanche, avait été cité. Cela a ravivé la révolte des policiers, accusant l’administration de vouloir "couvrir" cette bavure en mettant en cause leur collègue. Sur cette "liste noire" figurait aussi le nom de Dominique Loiseau, qui ne cessa de clamer son innocence. Il fut néanmoins condamné à 12 ans de réclusion criminelle en 1990, avant d’être gracié en 1993. Il n’y eut pas d’autre condamnation dans cette affaire.

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