5 plantes sauvages à déguster pour préserver sa santé !

Plusieurs plantes sauvages communes en France sont comestibles et possèdent même des bienfaits. Voici celles que vous pouvez cueillir et mettre dans votre assiette, avec quelques précautions !

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L’ortie

En beurre, en infusion, en soupe, en quiche ou dans une omelette, l’ortie se consomme de bien des manières et regorge de bienfaits. Les feuilles de cette plante sauvage contiennent en effet des vitamines, notamment de la vitamine C, de la vitamine K et de la vitamine B9 (ou acide folique). Elles renferment également des minéraux, comme le fer, le calcium ou le magnésium.

Le point de vigilance : les tiges et le dessous des feuilles d’ortie sont recouverts de poils urticants. Pour la cueillir et pour la cuisiner, munissez-vous de gants de jardinage pour éviter les démangeaisons.

Le pissenlit

Diurétique et digestif, le pissenlit peut s’utiliser de différentes façons. En salade, utilisez les feuilles cueillies de préférence au printemps : elles seront moins amères. Riches en vitamines et en minéraux (fer, calcium, cuivre, potassium…), les jeunes feuilles sont intéressantes d’un point de vue nutritionnel. Et comme elles contiennent des fibres, elles aideront aussi à lutter contre la constipation. Le pissenlit contient aussi de l’inuline, une fibre dite « prébiotique », qui favorise la prolifération des bonnes bactéries intestinales.

En tisane, utilisez les feuilles que vous aurez d’abord fait sécher. Bonne nouvelle : sa richesse en potassium en limite les pertes par les urines, qui sont fréquentes avec les autres plantes diurétiques.

Le point de vigilance : la consommation de pissenlit peut occasionner des brûlures d’estomac ou des nausées. Cette plante est par ailleurs contre-indiquée aux personnes qui souffrent de troubles du foie, d’occlusion intestinale, d’ulcère ou encore de calculs des voies biliaires.

Le trèfle

Très courant en France, le trèfle des près est comestible. Ce sont ses feuilles et ses fleurs, blanches ou roses, qui sont recherchées. Les feuilles peuvent se consommer crues ou cuites et les fleurs crues, en accompagnement d’une salade ou d’un dessert car elles possèdent un goût sucré. D’un point de vue nutritionnel, les feuilles du trèfle sont intéressantes puisqu’elles contiennent de la vitamine C et du fer.

L’ail des ours

Cette plante sauvage possède des longues feuilles qui sentent l’ail et qui agrémentent salades, plats cuisinés et soupes. L’ail des ours est riche en vitamines A, B et C mais aussi en allicine, un composé aux propriétés antibactériennes, également présent dans l’ail cultivé.

Le point de vigilance : l’ail des ours est parfois confondu avec le colchique, une plante sauvage toxique. Méfiance lors de la cueillette !

La mélisse

Les feuilles de mélisse possèdent une odeur et un goût citronné caractéristique. Cette plante est réputée pour faciliter la digestion et notamment pour réduire les spasmes intestinaux, les ballonnements, les gaz et les éructations. Pour cela, faites sécher les feuilles cueillies et consommez-les en tisane.

Quelles précautions avec les plantes sauvages ?

Cueillez les plantes sans les arracher, pour qu’elles puissent repousser facilement. Ne cueillez pas les plantes à proximité des terrains traités ou des bords de route. Les plantes au sol peuvent avoir été contaminées par des excréments de renard, qui peuvent contenir des œufs d’un parasite, l’échinococcose. Ces œufs sont détruits à la cuisson, mais si vous souhaitez consommez les plantes crues, par exemple en salade, nettoyez-les bien à l’eau et au vinaigre blanc.

Enfin, ne consommez pas les plantes que vous avez cueillies si vous n’êtes pas complètement sûrs de leur identification. En effet, chaque année en France, l’Agence nationale de sécurité sanitaire (Anses) compte en moyenne 250 cas d’intoxication par confusion de plantes. En cas de doute ou de symptômes, contactez un centre antipoison.

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