Chondropathie : les symptômes et les traitements de cette atteinte du cartilage qui touche les articulations

Les chondropathies sont des maladies qui correspondent à une destruction progressive du cartilage articulaire. Le point avec une pro.

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Chondropathie : de quoi parle-t-on exactement ?

Petit point étymologie… Le mot  » chondropathie  » vient du grec ancien  » khóndros  » (qui signifie  » cartilage « ), associé au suffixe  » -pathie  » (qui fait référence à la maladie). La chondropathie désigne donc une maladie du cartilage.

Qu’est-ce que le cartilage ?  » Le cartilage est un tissu naturellement présent dans l’organisme, qui recouvre l’extrémité des os et qui permet l’articulation de ces derniers, explique le Pr. Martine Cohen-Solal, médecin rhumatologue. Le cartilage permet à deux os de  » glisser  » l’un sur l’autre, ce qui autorise le mouvement. « 

Le cartilage, lorsqu’il n’est pas malade, n’est pas un tissu vascularisé : cela signifie que l’on n’y trouve pas de vaisseaux sanguins. Le cartilage  » pousse  » jusqu’à (environ) l’âge de 18 ans : «  il est acquis totalement à l’âge adulte puis ne se reforme pas lorsqu’il disparaît  » ajoute le Pr. Cohen-Solal.

Les chondropathies sont une famille de maladies qui correspondent à une destruction progressive du cartilage :  » toutes les chondropathies se caractérisent par une perte de fonction du cartilage, des anomalies de la mobilité articulaire et de la douleur  » précise le médecin rhumatologue.

À savoir. Les chondropathies les plus connues sont l’arthrose, la polyarthrite rhumatoïde ou encore la goutte.

On peut également parler du syndrome fémoro-patellaire (que l’on appelle aussi  » chondropathie patellaire « ) qui est une atteinte du cartilage du genou ; de la chondropathie fémoro-tibiale (l’atteinte du cartilage se situe alors entre le fémur et le tibia) ; ou encore de la chondropathie rotulienne (que l’on appelle aussi  » syndrome rotulien « ) qui fait référence à une atteinte du cartilage de la rotule.

Chondropathie : les causes et les symptômes à reconnaître

Chondropathie : les symptômes. On l’a dit : les maladies qui appartiennent à la famille des chondropathies (comme l’arthrose, la polyarthrite rhumatoïde ou la goutte, donc) sont à l’origine de douleurs articulaires et de troubles de la mobilité.

 » Ces symptômes peuvent devenir handicapants lorsque ce sont des articulations portantes qui sont touchées : les hanches, les chevilles ou les genoux, par exemple  » précise le Pr. Cohen-Solal. Il peut alors devenir difficile (voire impossible) de marcher, de courir, de sauter, de monter un escalier, de se baisser, de s’accroupir…

Chondropathie : les causes. De façon assez rare, les chondropathies sont congénitales, ce qui signifie qu’elles sont présentes dès la naissance. «  Plus fréquemment, les chondropathies surviennent en raison d’une sur-utilisation (ou d’une utilisation inappropriée) de l’articulation concernée, ou encore en raison d’une inflammation locale  » développe le médecin rhumatologue.

Les facteurs de risque des chondropathies sont le surpoids (avec un IMC ou indice de masse corporelle supérieur à 25), les accidents (chutes, traumatismes locaux…) et les mouvements répétés (par exemple : dans certains métiers manuels).

À savoir. «  Les chondropathies peuvent aussi atteindre les enfants, bien que cela soit plus rare : il s’agit alors généralement de causes inflammatoires  » note la spécialiste.

Chondropathie : quel diagnostic et quels traitements ?

Chondropathie : le diagnostic. Le diagnostic d’une chondropathie passe d’abord par un examen clinique : «  le médecin repérera des signes de souffrance articulaire  » note le Pr. Cohen-Solal. En complément, une radiographie sera réalisée ( » pour constater un  » pincement  » de l’articulation, traduisant un amincissement du cartilage  » précise la spécialiste) ainsi qu’éventuellement un examen IRM ( » pour observer plus précisément l’état du cartilage articulaire « ).

Chondropathie : les traitements. Pour apaiser la douleur, des médicaments anti-inflammatoires pourront être prescrits par le médecin. En parallèle, le médecin pourra prescrire des injections locales (directement dans l’articulation concernée) de cortisone, afin de diminuer la douleur et l’inflammation ; il pourra également être question d’une visco-supplémentation, c’est-à-dire d’injections locales d’un  » gel  » dans l’articulation concernée afin d’apaiser la douleur et l’inflammation.

À savoir.  » Pour prévenir la survenue d’une chondropathie, il est essentiel de lutter contre la sédentarité en pratiquant régulièrement une activité physique adaptée à votre état de santé  » recommande le Pr. Cohen-Solal. Natation, marche nordique, vélo, danse… Il n’y a que l’embarras du choix !

Merci au Pr. Martine Cohen-Solal, rhumatologue à l’hôpital Lariboisière (AP-HP).

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