Coline Ramos-Pinto (Un si grand soleil) : "On grandit avec nos blessures"

Depuis un an, Coline Ramos-Pinto incarne Kira, cette ado de 15 ans, adoptée par Florent (Fabrice Deville) et Claire (Mélanie Maudran). Elle se confie, à Télé Star, sur l’intrigue qui la place au cœur du conflit entre les frères Graçay et revient sur son expérience dans la série.

Quel a été votre parcours avant d’intégrer le casting d’Un si grand soleil?

Je suis née Vendée, aux Sables d’Olonne. J’ai commencé le théâtre très jeune et la danse aussi. J’en faisais huit heures par semaine. Après j’ai intégré un BTS Design graphique parce que je suis passionnée de dessin. J’ai commencé à bosser dans ce secteur et j’ai arrêté pour me mettre à fond dans les cours de théâtre.

Comment êtes-vous arrivée sur la série?

En 2020, j’ai envoyé une candidature spontanée à la production. Le lendemain ils m’ont appelée et m’ont dit que j’étais validée. Ca m’a sidérée. J’ai pleuré. C’était un mélange de joie, de peur, d’excitation.

Pour quel rôle aviez-vous passé le casting?

J’ai tout de suite passé les essais pour le personnage de Kira. On m’a dit que c’était une fille un peu perdue, qui n’avait pas eu beaucoup d’éducation. Sa mère s’est droguée, son père s’est barré quand elle avait dix ans. Elle a un lourd passé lourd. Elle a fugué, connu la rue… Je l’ai construite sur la colère et les injustices qu’elle a vécues. Je me suis inspirée de l’interprétation de Oulaya Amamra dans Divine. J’en ai fait un animal sauvage.

Vous vous êtes trouvé des points communs avec votre personnage?

Un peu, oui… Ma structure familiale est bancale, comme Kira. Mais on grandit avec nos blessures…

Vous avez dix ans de plus que Kira. Comment gommez-vous la différence d’âge?

Avec son bagage c’est une fille mature. Elle est capable de prendre du recul, de se remettre en question. Et puis avec le temps, elle me ressemble de plus en plus.

Dans l’intrigue du moment, elle se retrouve manipulée par Jonathan (Benjamin Garnier). Son instinct animal l’aurait-il abandonné?

Elle porte sur lui un regard admiratif. Ils ont un parcours similaire. Elle a envie de voir en lui ses propres blessures et de les panser comme si ça pouvait soigner les siennes.

Comment évolue sa relation avec Florent (Fabrice Deville), son père adoptif?

Toute sa vie, elle a été rejetée, elle n’a pas eu de cadre familial. Elle souffre, entre autre, du syndrome d’abandon. Quand elle voit que Florent n’aide pas son frère, elle ne peut pas cautionner. Elle ne le comprend pas.

Elle donne l’air d’être dure mais sa personnalité est plus complexe que ça?

Oui, elle est plutôt fragile, c’est un diamant brut. J’aimerais bien qu’elle garde cette facette et qu’elle s’adoucisse dans son rapport aux autres. Et puis ce serait tellement bien si elle avait une passion, un exutoire.

Comme quoi?

Elle pourrait, comme moi, être passionnée de danse, de dessin, de musique… Ça me permettrait d’injecter un peu de moi dans ce personnage.

Vous l’avez évoqué avec la direction artistique de la série?

Non, pas du tout. J’attends toujours avec impatience de découvrir ce que les auteurs ont prévu pour Kira. C’est intéressant de voir ce que mon jeu et ce que je dégage, suscitent chez eux.

Gardez-vous un bon souvenir de vos années collège?

J’ai surtout un super souvenir de l’internat et du lycée qui était spécialisé en danse et en théâtre. Ma classe était composée de 35 meufs. On avait une complicité de dingue, c’était un groupe hyper soudé. C’était les trois plus belles années de ma vie.

A quoi va se confronter Kira prochainement?

Cet été on va découvrir le nouvel amoureux de Laetitia. Ça va perturber Camille qui se transforme en rebelle. Du coup, je vais être là, en soutien pour elle, je vais essayer de la canaliser mais c’est elle qui va m’entrainer dans ses galères. Cette intrigue va concerner pas mal de personnages, avec des ramifications dans tous les sens.

Est-il prévu que Kira ait un amoureux ?

Ce serait cool qu’elle ait une histoire d’amour. Ça n’est jamais dans ses discussions. Sans doute par pudeur. Elle ne dit pas grand chose de ce qu’elle ressent.

Vous souvenez-vous de votre impression quand vous êtes arrivée, pour la première fois, dans les studios de Montpellier, il y a un an ?

Oui, c’était violent . J’étais intimidée, stressée… et aussi tellement reconnaissante. Je mesure chaque jour ma chance.

Jusqu’ici, quelle scène en particulier vous a le plus marqué ?

Celle où Florent vient chercher Kira qui s’apprête à fuir avec Jonathan (en diffusion le 1er juillet). Ça a été un vrai beau moment de sincérité qui nous a embarqué, Fabrice Deville et moi. On est sorti prendre l’air et on a pleuré ensemble. Ça fait partie des moments forts que je vais garder en mémoire.

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