Comment Beyoncé est devenue l’artiste femme la plus récompensée des Grammy Awards | Vogue Paris

Lors de la 63ème cérémonie des Grammy Awards le 14 mars, Queen B a remporté quatre prix, portant son palmarès à 28 Grammys. Vogue revient sur le succès phénoménal de la superstar, de Destiny’s Child à la reine de la pop.

Le 14 mars dernier a eu lieu l’événement incontournable de l’industrie de la musique – la 63ème cérémonie des Grammy Awards – qui avait subi cette année quelques changements de taille. Certaines catégories ont été renommées (« Best World Music Album » est par exemple devenu « Best Global Music Album »), tandis que la pandémie, qui a retardé la cérémonie de deux mois, a imposé des règles de distanciation physique strictes. Malgré ces bouleversements, la soirée était remplie de moments inoubliables, notamment avec la victoire écrasante des artistes femmes qui ont raflé la majorité des prix les plus convoités, telles que Dua Lipa, Megan Thee Stallion, et Taylor Swift.

L’une d’entre elles a fait encore un peu mieux que toutes les autres : Beyoncé. Queen B était en tête avec neuf nominations pour cette édition des Grammy Awards, totalisant ainsi 79 nominations sur l’ensemble de sa carrière. Lors de la 63ème cérémonie, elle est repartie avec quatre trophées supplémentaires (qui viennent donc s’ajouter aux 24 précédemment gagnés) : Meilleure prestation R&B pour Black Parade, Meilleure chanson rap et Meilleure prestation rap pour sa participation sur le remix Savage de Megan Thee Stallion, et Meilleur clip vidéo pour Brown Skin Girl avec sa fille Blue Ivy Carter, neuf ans, et Wizkid. Blue Ivy est ainsi devenue la deuxième plus jeune lauréate d’un Grammy, une autre première pour la famille Carter.

« En tant qu’artiste, je pense qu’il est de mon devoir et de notre devoir à tous de refléter notre époque, et c’est une période tellement difficile », a déclaré Beyoncé en recevant son dernier prix de la soirée pour Black Parade. « J’ai donc voulu soutenir, encourager, et célébrer toutes les reines noires et tous les rois noirs qui continuent à m’inspirer et à inspirer le monde entier. »

Comment expliquer son palmarès unique ? Vogue revient sur l’incroyable parcours de la superstar de 39 ans.

Beyoncé aux Grammy Awards en 2017

© Christopher Polk

Beyoncé était enfant lors de la première vague de stars de la pop

Pendant les années 1980, les Grammy Awards étaient le symbole ultime du statut de pop star. Ils permettaient de consolider la position de chaque superstar en devenir, et de les propulser au sommet, là où le succès commercial rencontre la reconnaissance des pairs. Michael Jackson – qui est reparti avec huit Grammys en une seule nuit en 1984 – a ainsi été suivi par Prince (trois prix en 1985), Madonna (trois nominations dans les années 1980), et George Michael, qui a remporté l’Album de l’année en 1989 pour Faith. La jeune Beyoncé – née en 1981, et star de son premier girl band, Girl’s Tyme, en 1990 – aura certainement été marquée par cette combinaison Grammy Awards et stars légendaires.

Prince et Beyoncé

© Michael Caulfield

Elle ne s’est jamais enfermée dans un seul genre

 Depuis ses premières nominations aux Grammys en 2000 – deux pour le titre Bills, Bills, Bills des Destiny’s Child, finalement battu par le morceau tout aussi mythique No Scrubs de TLC – Beyoncé a cumulé pas moins de 79 nominations, plus que toute autre artiste femme. Parmi ces nominations – dont neuf cette année – elle est repartie avec 28 statuettes.

Ses victoires se sont étalées tout au long de sa carrière, notamment avec le groupe Destiny’s Child (deux prix pour le tube Say My Name) et par des collaborations avec de grands noms comme Stevie Wonder, Luther Vandross, Shakira, Kanye West, et bien entendu, son époux Jay-Z. En termes d’influence musicale, ses incursions dans divers genres ont également été reconnues avec des nominations et des victoires dans des plusieurs catégories des Grammys, incluant la pop, le R&B, le R&B traditionnel, l’urban, le rock, et cette année le rap avec Megan Thee Stallion sur Savage (Remix).

Sa musicalité, associée à une composition et une production de qualité depuis le début de sa carrière, lui ont également permis de surpasser certaines artistes contemporaines plus axées sur la pop (Britney Spears a par exemple également reçu sa première nomination en 2000, mais n’a remporté de prix qu’une seule fois – pour Toxic – sur huit nominations).

Les Destiny’s Child aux Grammy Awards en 2001

© Dave Hogan

Elle a déjà transmis son talent à Blue Ivy

Comme toute superstar qui se respecte, en particulier celles qui évoluent avec Internet, Beyoncé comprend l’importance de solides visuels. Elle est cette année reconnue en tant que réalisatrice pour Black is King, son film musical Disney+ qui accompagne son album The Gift. Elle a par ailleurs remporté le prix du Meilleur clip vidéo pour Brown Skin Girl.

Ce dernier est peut-être le plus intéressant puisqu’il a également permis à Blue Ivy – qui y apparait aux côtés de sa mère, Saint Jhn, et Wizkid – de remporter son premier Grammy, et de devenir ainsi la deuxième plus jeune lauréate de la cérémonie. Le premier d’une longue série ? Blue Ivy a déjà été récompensée d’un NAACP Image Award, d’un Soul Train Music Award, et d’un BET Her Award. La famille Carter totalise désormais 160 nominations aux Grammy Awards – il ne reste plus qu’aux jumeaux Sir et Rumi de prendre le relais.

Jay-Z, Blue Ivy Carter et Beyoncé aux Grammy Awards en 2018

© Kevin Mazur

Il lui reste encore un Grammy à remporter

Le parcours de Beyoncé aux Grammy Awards n’a pas été sans controverse. Si elle a quitté la cérémonie de 2010 avec six récompenses pour son album I Am… Sasha Fierce, elle a été relativement snobée pour ses plus récents albums pourtant encensés par la critique. Trop souvent négligé, son album intitulé 4 – un véritable tournant dans sa carrière après s’être séparée de son manager (et père) Mathew Knowles – n’a été nommé que deux fois. Sorti en 2013, BEYONCÉ – un album visuel complexe sur le plan émotionnel qui a bouleversé la manière dont la musique est présentée – a remporté trois de ses cinq nominations, dont le Meilleur album enregistré en surround…

Beyoncé et ses six Grammys en 2004

© Frederick M. Brown

Après avoir confirmé son statut d’icône ultime de la musique avec son album très personnel Lemonade en 2016, on s’attendait à ce qu’elle rafle de multiples Grammys en une soirée. Mais sur neuf nominations, seules deux ont porté leurs fruits, et l’une d’entre elle la reléguait dans la catégorie du Meilleur album urbain contemporain (désormais renommée Meilleur album de R&B progressif). Une classification qui avait de quoi surprendre, compte tenu de la diversité de genres présente sur cet album, incluant de la country (Daddy Lessons) et du rock (Don't Hurt Yourself, avec Jack White). Cette année-là, Beyoncé était également nommée pour la troisième fois dans la prestigieuse catégorie Album de l’année – une nouvelle fois sans le remporter. Comme l’avait ensuite déclaré Adele, lauréate cette année-là pour son album 25 : « On se demande bien ce qu’elle doit faire pour remporter l’album de l’année ! »

Face à une carrière couronnée de succès à répétition, de records, et d’influence culturelle si intense qu’elle est étudiée dans certaines universités, peut-être que le fait de ne pas avoir encore décroché l’Album de l’année a du bon, et lui laisse ainsi un objectif. Qu’elle le reconnaisse ou non – le musique est bien plus que des remises de prix – on n’atteint pas le niveau de Beyoncé sans le désir d’obtenir la plus haute reconnaissance de l’industrie. Croisons les doigts pour qu’elle nous sorte bientôt un autre album surprise, qui lui permettra peut-être de réaliser ce rêve en 2022.

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