Covid-19 : ces départements français où l’épidémie faiblit peu

Dans l’Hexagone, la situation sanitaire s’améliore. Mais dans certains territoires comme le Sud-Ouest, ce recul du coronavirus semble moins marqué. En cause notamment ? L’apparition d’un cluster du variant indien dans les Landes. Explications.

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Le 19 mai dernier a été marqué par une nouvelle étape du déconfinement, avec la réouverture des cinémas et des musées mais aussi des terrasses des bars et des restaurants. Tandis que la vie reprend doucement son cours, la campagne de vaccination s’accélère : depuis le 31 mai, la vaccination est ouverte à tous et près de 28 millions de Français ont d’ores et déjà reçu une première dose de sérum anti-Covid-19.

Mais ce n’est pas tout : le taux d’incidence, autrement dit le nombre de personnes infectées sur une semaine dans une population de 100.000 habitants, diminue partout dans l’Hexagone. Il est de 78 au niveau national et tous les départements se situent désormais en dessous du seuil de 150 cas pour 100.000 habitants. Dans 16 départements, le taux d’incidence se situe même en dessous de 50. Il s’agit de la Meuse, des Alpes-Maritimes, de l’Ariège, de l’Aube, de l’Aveyron, du Cantal, de la Charente, de la Charente-Maritime, de la Creuse, de la Drôme, de la Corse-du-Sud, de la Haute-Corse, du Lot, de la Lozère, de la Nièvre et du Var. Cependant, certains territoires inquiètent : c’est notamment le cas du Sud-Ouest.

Covid-19 dans le Sud-Ouest : une dynamique qui questionne

Malgré l’amélioration globale de la situation sanitaire, la circulation du virus est particulièrement surveillée par endroits. “Nous ne pouvons pas baisser la garde. Si le niveau global de circulation du virus est aujourd’hui comparable à celui du début de l’automne dernier, des signaux d’alerte se font jour dans certains territoires (…) En Occitanie, en Nouvelle-Aquitaine, nous constatons des hausses parfois sensibles de la circulation du virus”, a annoncé le porte-parole du gouvernement Gabriel Attal le 2 juin dernier. Il précisait que la situation était particulièrement défavorable dans les Pyrénées-Atlantiques où le taux l’incidence a progressé de près de 80 % en l’espace d’une semaine. Les Landes sont aussi surveillées de près à la suite de l’apparition d’un cluster du variant indien.

Une alerte également relayée par l’Agence régionale de santé (ARS) de Nouvelle-Aquitaine. “La circulation du virus est relativement stable, mais les indicateurs restent à un niveau élevé en Nouvelle-Aquitaine. La vigilance est toujours de mise, compte tenu de l’allègement progressif des mesures et du risque de relâchement que cela pourrait entraîner, susceptible à terme d’aggraver la situation”, pouvait-on lire dans un point de situation daté du 4 juin.

Le directeur général de l’ARS Nouvelle-Aquitaine Benoît Elleboode avait donné des précisions sur ce phénomène : “On a constaté entre il y a 15 jours et la semaine dernière une baisse du taux d’incidence de 7 %, soit beaucoup moins que les 20 % à 30 % de la semaine précédente, ce qui veut dire qu’il se passe quelque chose qui inquiète”, avait-il détaillé le 2 juin. “Nous n’accusons pas une hausse affolante (…) Mais c’est la dynamique qui nous questionne”, avait-il ajouté.

Covid-19 : le variant indien en partie responsable de cette situation

Comment expliquer cette situation préoccupante en Nouvelle-Aquitaine ? Pendant longtemps, cette région n’a pas été particulièrement impactée par le coronavirus et serait donc moins immunisée : “Dans le contexte actuel, compte tenu du fait que la région a été épargnée, elle est plus vulnérable aujourd’hui. Et avec le déconfinement… (…) C’était prévu, on pouvait s’y attendre”, avait précisé Benoît Elleboode. L’ARS Nouvelle-Aquitaine précisait également que ce pouvait être lié au fait que les dépistages sont plus nombreux dans les Pyrénées-Atlantiques qu’ailleurs. “Plus de 3.500 tests par jour, contre 3.000 en moyenne au niveau régional et 2.500 au niveau national”, avait-elle indiqué.

Autre élément explicatif : la présence sur le territoire du variant indien, notamment responsable d’un cluster dans les Landes. 31 cas ont ainsi été recensés et une vingtaine d’autres cas suspects sont en cours d’analyse. Pour limiter les risques de propagation de ce variant désormais baptisé “Delta”, une “traque de la manière la plus déterminée qui soit” est menée sur ce territoire, comme l’avait révélé le ministre de la Santé Olivier Véran le 6 juin sur BFM TV. Les opérations de dépistage vont donc être renforcées, notamment dans les établissements scolaires et les entreprises.

Face à cette situation préoccupante en Nouvelle-Aquitaine, l’Agence régionale de santé rappelle qu’“une circulation du virus qui reste à un niveau élevé et doit inciter au maintien des gestes barrières pour éviter toute aggravation de la situation”.

[#COVID19] Au 04/06 en NA
Une circulation du virus qui reste à un niveau élevé et doit inciter au maintien des gestes barrières pour éviter toute aggravation de la situation
📍 71,8 /100 000 taux incidence
🏥 793 hosp dont 97 réa
💉 2 594 421 (1 dose)
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