Emmanuel Macron prend un avertissement : « Cela se paiera »

À dix mois de l’élection présidentielle, Emmanuel Macron cherche une voie de passage pour remettre la réforme des retraites en haut de la pile de ses dossiers à traiter en priorité. Une décision “qui se paiera”, selon un ministre.

C’est un dossier qui a été gelé en raison de la crise sanitaire. Après le revers des élections régionales, l’épineuse réforme des retraites est de nouveau en réflexion. Le chef de l’État voudrait reculer l’âge de départ à la retraite de 62 à 64 ans. Le suspens autour de cette question devrait prendre fin “avant le 14 juillet” selon Le Parisien. Seulement, le sujet divise grandement au sein de l’entourage d’Emmanuel Macron, tant sur la forme que sur le calendrier. Un ministre proche du locataire de l’Élysée a d’ailleurs tenu à exprimer son avis dans le nouveau numéro du journal Le Point, en kiosques ce jeudi 1er juillet. D’après l’homme politique, ce sujet peut entraîner un nouveau “désordre” qui va “se payer”.

Si l’incertitude plane encore sur les détails d’une éventuelle réforme, cette idée a déjà provoqué de nombreux bruits de couloirs au sein du cabinet ministériel. L’un des membres, qui n’a pas voulu dévoiler son identité, reconnaît que la mise en place d’une nouvelle réforme pourrait avoir de lourdes conséquences sur les résultats de la prochaine élection présidentielle. “S’il y a à nouveau du désordre, cela se paiera électoralement”, confie-t-il. L’interrogé fait ici référence aux manifestations des Gilets jaunes. “Avec 30 % de participation aux régionales, c’est prendre le risque de faire péter le pays et de remettre les Gilets jaunes dans la rue avant de partir en campagne”, pointe également un conseiller du président de la République.

Les voix se lèvent !

Une prise de risque importante pour Emmanuel Macron qui continue de recevoir des coups de la part de ses opposants. Après avoir été réélu à la tête des Hauts-de-France à l’issue du second tour des élections régionales, Xavier Bertrand a désormais en tête de se lancer dans la course à l’élection présidentielle de 2022. Dans une interview donnée aux Échos, il avait confié être un “meilleur rempart” contre le Rassemblement national que l’actuel chef de l’État.

Article écrit en collaboration avec 6Medias

Crédits photos : Jacques Witt/Pool/Bestimage

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