Grossesse : le shiatsu, une méthode alternative pour stimuler sa fertilité

Le shiatsu est une pratique japonaise qui se caractérise par des pressions digitales sur différentes parties du corps afin de favoriser la circulation énergétique. Elle peut également être utile pour accompagner les couples qui ont des difficultés à faire un enfant.

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Une mauvaise hygiène de vie, un blocage émotionnel ou du stress peuvent parfois freiner les projets de bébé. À cause de ces facteurs, il est parfois difficile pour une femme de tomber enceinte. Pour booster la fertilité et favoriser la fécondation, les couples qui rencontrent des difficultés à faire un enfant peuvent participer à des séances de shiatsu. Charlotte Novak, praticienne en shiatsu, livre ses conseils pour accompagner les futurs parents.

Le shiatsu pour booster la fertilité  

Le shiatsu est une technique japonaise dans le cadre de laquelle le praticien effectue des enchaînements, des pressions, des mobilisations articulaires et des étirements sur le corps. L’objectif de cette discipline ? Harmoniser la circulation énergétique, sanguine et lymphatique. Dans le cadre d’une future grossesse, le shiatsu reste un accompagnement. Il ne remplace pas la procréation médicalement assistée (PMA) qui regroupe plusieurs techniques médicales favorisant le déclenchement d’une grossesse. 

“Selon la patiente, ce n’est pas le même type de travail. Lorsqu’une femme n’arrive pas à faire un bébé depuis deux mois, on ne va pas pratiquer le shiatsu de la même manière que pour une patiente qui a projet d’enfant depuis plusieurs années”, explique Charlotte Novak.

Lors d’une séance, elle travaille sur les blocages qui peuvent parfois empêcher la grossesse. “À la suite d’examens médicaux, une PMA doit parfois être mise en place. Comme il y a un planning très serré et stressant, on accompagne la future mère afin de l’aider à se détendre”, ajoute la praticienne. 

Projet d’enfant : comment se déroule une séance de shiatsu ? 

À chaque étape, le shiatsu apporte une aide adaptée à la patiente. Pendant une séance, elle prend conscience de son corps et des sensations qui l’entourent. “Pour un projet d’enfant, on renforce d’abord l’utérus et on essaye d’avoir une action sur l’endomètre afin de favoriser la nidation. On guide la patiente pour qu’elle connaisse mieux sa circulation énergétique”, détaille Charlotte Novak. 

En médecine traditionnelle chinoise, il est important de maintenir une bonne connexion entre les différents organes. Pour une future grossesse, l’axe rein-coeur est très sollicité. La praticienne propose notamment à ses patientes de travailler avec des visualisations. Grâce à une couleur ou une texture, une femme peut visualiser son utérus et lui envoyer de l’énergie. 

“Il existe toute une série de points sur l’axe médian du corps entre le nombril et l’os pubien. On peut les stimuler afin d’avoir une action forte sur l’utérus et créer un espace pour le bébé à venir. On vient donc masser cette zone avec des mouvements circulaires. Il est important de libérer le bassin pour le détendre et le relâcher pour assurer une bonne circulation énergétique dans le bas ventre”, complète la praticienne. 

L’objectif du shiatsu est de nourrir une zone très affaiblie pouvant être à l’origine des problèmes de fertilité. Charlotte Novak pratique également des respirations ventrales avec ses patientes. L’exercice consiste à inspirer pour envoyer l’énergie dans le bas ventre et à expirer pour faire monter l’énergie jusqu’au coeur. La respiration ventrale est très utilisée en cas de situation stressante, car elle active le système parasympathique et libère des hormones au niveau du cerveau. 

Le partenaire peut également assister aux séances. Avec le ou la praticien(ne), ils peuvent échanger ensemble voire même programmer des sessions individuelles ou avec sa compagne. “Dans certains cas, on constate que le partenaire est une source de stress pour la future maman. Cela ne sert donc à rien de l’aider à se détendre si son compagnon est angoissé à la maison”, expose Charlotte Novak. 

L’alimentation, un facteur à surveiller pour une future grossesse 

En médecine traditionnelle chinoise, il est conseillé d’éviter les aliments dits “froids” qui peuvent entraîner des stagnations. Cela signifie que la digestion de ces aliments est plus difficile. Les problèmes de fertilité peuvent être causés par ces stagnations qui apportent des problèmes de chaleur et un manque d’énergie.

“Les crudités ne sont pas forcément utiles et bénéfiques pour une femme qui essaye d’avoir un bébé. Par exemple, si vous piquez du nez après avoir mangé une grosse salade de concombres, c’est que cela ne vous correspond pas. Votre corps a besoin de trop d’énergie pour les digérer et les assimiler”, précise Charlotte Novak.

Selon la praticienne, l’estomac est comme un chaudron. Quand l’étape de cuisson n’est pas faite en amont, il faut qu’elle se fasse dans l’estomac. Le flux digestif doit donc être encore plus plus fort pour digérer un aliment cru. Ce phénomène provoque donc des stagnations.

Les techniques de shiatsu utilisées pour stimuler la fertilité peuvent également servir pour une future grossesse. La respiration ventrale aide notamment les femmes enceintes à calmer leurs angoisses avant l’arrivée de leur bébé. Elles peuvent aussi masser la zone entre l’os du pubis et le nombril afin de favoriser leur circulation énergétique.

Merci à Charlotte Novak, praticienne en shiatsu.

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