INTERVIEW. Anny Duperey (La Faute à Rousseau) : "Je ne me mêlais pas beaucoup de la vie de mes enfants"

France 2 diffuse le mercredi 1er juin le final de la saison 2 de La Faute à Rousseau, dès 21h05. Anny Duperey, qui joue la mère du héros incarné par Charlie Dupont, revient pour Télé Star sur les épisodes de cette année et nous parle de son rôle de maman…

Télé Star : Comment résumeriez-vous cette saison 2 de La Faute à Rousseau ?

Anny Duperey : J’en suis très heureuse. Mon personnage d’Eva, cette fameuse grand-mère que j’aime beaucoup, est un contrepoint d’une certaine époque que j’ai connue moi-même. Je trouve que les jeunes sont devenus d’un conventionnel incroyable ! A trente ans, nous en étions encore à faire nos expériences. On se foutait du qu’en dira-t-on. C’est selon moi intéressant d’avoir une femme qui a vécu cette époque-là dans la série, qui dit avec une forme de brutalité "Mais ils [les jeunes, ndlr] ne comprennent rien !" Elle a une autre mentalité tout en étant aussi respectueuse de la vie. Elle est juste plus libre.

Comment ont évolué les relations entre Eva et Benjamin (Charlie Dupont, qui a aussi répondu à Télé Star), son fils, cette année ?

Eva s’est beaucoup mêlée de sa vie… On était au bord de craquer ! Je ne sais pas si on va continuer comme ça après mais je crois que le rôle d’Eva à la maison est arrivée au bout des situations. Si la série continue, il faudra trouver autre chose.

Etes-vous le même type de mère qu’Eva ?

Je pense qu’elle a été comme moi extrêmement observatrice. Plus observatrice que mère poule. Je n’ai pas eu de mère, mes parents sont morts très jeunes donc quand on n’a pas d’exemple devant soi, c’est difficile d’inventer comment être mère… Plus jeune, je regardais les autres mères et je les trouvais horriblement lourdes ! Je disais toujours à mes enfants que j’essayais d’être la mère la plus légère possible… ce qui ne veut pas dire que je n’en avais rien à faire d’eux. Je ne me mêlais pas beaucoup de leurs vies. Quand ils avaient envie de faire quelque chose, je les encourageais en précisant : "C’est vous qui jouez, vous avez toutes les cartes en main… et je vous préviens, vous pouvez gâcher le jeu !" C’était leur responsabilité. Eva a dû être un peu comme ça. Il n’y avait qu’un seul principe moral : "Ne fais pas aux autres ce que tu ne veux pas qu’on te fasse." C’est valable pour tout dans la vie.

Quel regard portez-vous sur la jeunesse d’aujourd’hui ?

Je ne suis sur aucun réseau social mais c’est assez catastrophique comme truc, je crois. Je ne les sens pas vraiment très concernés. J’ai l’impression qu’ils sont déçus par la politique, qu’ils écoutent beaucoup ce que vont dire les copains… Mais je n’ai pas d’exemple de l’âge adolescent devant moi, mes petits-enfants ne vont que de 1 mois à 11 ans (rires)

Quels sont vos projets ?

J’ai sorti un roman qui s’appelle Le tour des arènes et je viens de faire un film pour France Télé. Ca va s’appeler Petit Ange et je tiens le rôle d’une dame assez machiavélique… C’est très inquiétant.

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