Julie De Bona se « métamorphose » au contact des animaux sur France 2

  • France 2 dévoile Instinct animal, présenté par le tandem Perrine Crosmary et Diego Buñuel, ce mardi 27 décembre à 21h10.
  • Dans ce premier numéro, c’est l’actrice Julie De Bona qui tente l’expérience de se reconnecter avec la nature en Tanzanie.
  • « Elle s’est métamorphosée au cours de ce voyage de deux semaines, assure Diego Buñuel à 20 Minutes. À son arrivée, tout lui faisait peur et à la fin du tournage, c’était Rambo. »

On connaissait « Koh-Lanta », où des inconnus survivent les uns aux autres sur une île déserte, « La Ferme Célébrités », où des stars expérimentent la vie à la ferme, « Rendez-vous en terre inconnue », où des personnalités partent à la rencontre de tribus isolées… Voici « Instinct animal », sur France 2, où une star va vivre plusieurs jours au contact direct d’animaux sauvage pour se reconnecter à sa part d’animalité. La comédienne Julie De Bona est la première à se frotter à l’exercice.

« En observant les animaux, on se rend compte que l’équilibre est fragile », assure à 20 Minutes Nicolas Daniel, directeur des magazines de France Télévisions. « La grande question du moment est de se demander si notre comportement est adapté, surtout lorsqu’on sait qu’on a un mode de vie qui n’est pas soutenable écologiquement. » C’est pourquoi ce nouveau programme aux airs de Rendez-vous en terre inconnue version animale « projette une personnalité en pleine nature et entourée d’animaux sauvages » et l’observe s’adapter, s’étonner et s’émouvoir de la vie qui se joue autour de lui ou elle. « Ca passe surtout à travers l’émotion est les sens », indique la spécialiste des immersions en pleine nature Perrine Crosmary. Car à l’inverse d’une rencontre entre humains il n’y a aucun moyen de communiquer directement avec ces espèces.

Avec « Instinct animal », le service public fait le pari d’allier people et écologie, dans un film où la rencontre est portée par l’émotion des différents intervenants. « Quand on est dans la savane sans véhicule, on se rend vite qu’on est ni très fort ni très compétent », confirme l’animateur Diego Buñuel.

Devenir « animal parmi les animaux »

Perrine Crosmary, co-animatrice de l’émission, se réjouit d’avoir pu vivre l’expérience pour la première fois en Afrique sans garde armé. Une façon pour le trio d’être confronté à une nature « dont on nous apprend à se méfier », dénonce cette amoureuse de la faune sauvage qui a été guide de safari durant sept ans. « On considère la nature soit comme une ressource, soit comme un endroit où se ressourcer, souligne-t-elle. On a oublié que c’est aussi l’endroit où vivent entre 8 et 20 millions de cohabitants… »

Pas étonnant que Julie De Bona soit d’abord effrayée de se retrouver face à un groupe de lions encerclant des zèbres, dans les premières minutes du programme. « Quand elle est arrivée, tout lui faisait peur », s’amuse Diego Buñuel.

Mais les deux semaines de tournage ont changé la comédienne, redevenue à son tour « un animal parmi les animaux ». Les émotions que traverse Julie De Bona se succèdent au contact d’éléphants, d’hippopotames, de girafes… « À la fin, c’était Rambo », s’amuse encore celui qui sera le visage d’une nouvelle formule de « Thalassa » en 2023.

🗣️ « J’ai trouvé des réponses aux questions que je me pose » @juliedebona nous parle de son voyage en terre sauvage

📺 #QuelleEpoque @france2tv @LeaSalame pic.twitter.com/D3SOiX3Nos

Illustration

L‘accès à ce contenu a été bloqué afin de respecter votre choix de consentement

En cliquant sur « J‘ACCEPTE », vous acceptez le dépôt de cookies par des services externes et aurez ainsi accès aux contenus de nos partenaires

Et pour mieux rémunérer 20 Minutes, n’hésitez pas à accepter tous les cookies, même pour un jour uniquement, via notre bouton « J‘accepte pour aujourd‘hui » dans le bandeau ci-dessous.

Plus d’informations sur la page Politique de gestion des cookies.

Humains et animaux, pas si différents

En gestation depuis près de deux ans, « Instinct animal » est conçu de manière hybride entre documentaire animalier et émission d’immersion. « On est toujours à la recherche de nouvelles manières de raconter les choses et d’impliquer les gens dans nos récits », insiste Nicolas Daniel.

Au plus près de la faune, l’émission construit à plusieurs reprises des ponts avec les humains. Construction de genre, vie en communauté ou encore relations entre parents et enfants sont autant de thématiques abordées au travers du prisme des animaux. « Quand nous avons écrit le programme, l’idée principale était de voir comment les animaux pouvaient nous apprendre des choses sur nous-mêmes », précise Diego Buñuel.

Dans une séquence particulièrement étonnante, Perrine Crosmary raconte s’être longtemps inspirée de la hyène, un animal ne jouissant pourtant pas d’une très bonne réputation dans l’esprit humain. Une mauvaise image boostée par le groupe de hyènes du Roi Lion. « C’est pourtant l’incarnation de la femelle parfaite », déplore la spécialiste. « Elles s’organisent en sociétés matriarcales, avec des femelles à la tête des clans. Leurs organes génitaux sont particuliers et elles doivent être consentantes pour se reproduire. » Elle raconte qu’à une période de sa vie où elle se sentait mal dans sa peau, cet animal a été une grande source d’inspiration pour elle, incarnant « une féminité-masculinité décontractée ».

« On peut être des perturbateurs naturels »

Avec Instinct animal, France Télévisions espère installer un nouveau rendez-vous. Les différents intervenants assurent d’ailleurs qu’au-delà de la Tanzanie, de nombreuses expériences sont envisageables pour explorer encore le monde animal. « Déjà pour ce premier tournage, j’étais comme un animal en laisse, il y a tellement de possibilités de découvrir et d’expérimenter des choses dans la nature », se réjouit Perrine Crosmary. De son côté, Diego Buñuel évoque déjà l’Asie ou l’Australie comme potentielles destinations.

Mais au-delà de l’objectif en termes audience, ils espèrent amorcer une réflexion dans la tête des téléspectateurs et téléspectatrices. « C’est un nouveau programme qui offre une vision différente de ce qu’est l’animalité et l’humanité. Et ces deux mondes qu’on a voulu séparer, il faut les réconcilier », ajoute-t-il.

Plus radicale, Perrine Crosmary espère qu’ « Instinct animal » permettra de faire sauter les barrières : « Déjà entre les hommes mais aussi avec les autres espèces… » De cette façon, cette amoureuse de la nature pense que c’est notre rapport à la biodiversité qui pourra durablement être modifié. « Il faut s’enlever la culpabilité d’être un être humain qui détruit. On peut être des perturbateurs naturels, ce qui n’est pas négatif, en essayant de prendre conscience du bien qu’on peut faire en produisant du positif. »

Source: Lire L’Article Complet