La Covid-19 a fait 40 000 morts en France, mais le pic épidémique reste à venir

Onze jours après le début du reconfinement, l’épidémie du nouveau coronavirus continue de s’étendre en France qui devient le 4ème pays le plus touché par la Covid-19 dans le monde. Dans un point presse lundi 9 novembre, le directeur général de la Santé, Jérôme Salomon, a annoncé que le cap inquiétant et symbolique des 40 000 personnes mortes à cause du virus avait été dépassé samedi 7 novembre.

Nous sommes à un moment sensible, nous sommes à un moment crucial

En tout, “40 987 personnes sont décédées” dans le pays, “dont 551 dans les dernières 24 heures”, a-t-il détaillé dans une allocation relayée par Franceinfo. Bien que le ministre de la Santé Olivier Véran évoquait dimanche 8 novembre au micro de France Inter qu’il y avait “une forme de ralentissement” dans la progression de l’épidémie, la situation “demeure très préoccupante” selon Jérôme Salomon. “Nous sommes à un moment crucial, le pic épidémique est devant nous”, a prévenu ce dernier depuis l’Elysée.

Le spécialiste s’était déjà inquiété de l’efficacité du nouveau confinement, plus permissif, dans une note confidentielle diffusée par Europe 1 vendredi 06 novembre. Il avait d’ailleurs annoncé un plateau épidémique “haut et prolongé” en France.

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L’un des taux de dépistage les plus élevés

Dimanche, ce sont plus de 38 000 nouveaux cas de Covid-19 qui ont été recensés en France. Une augmentation assez logique, puisque de plus en plus de personnes se font tester. Le directeur général de la Santé tempère ainsi : le taux de dépistage est “particulièrement élevé” avec “2,3 millions de tests cette semaine, soit 24 millions de tests depuis le début.”

Comme lors de la première vague, la pression s’accroit sur les hôpitaux du pays qui se préparent à un nouveau raz-de-marée, notamment en réanimation. Le 8 novembre, 4500 patients étaient en réanimation, alors que la capacité d’accueil du secteur hospitalier, toutes pathologies comprises, est de 6400 lits, rappelle Franceinfo.

Celle-ci devrait être étendue à 7500 lits en réanimation, mais au prix de l’annulation d’autres interventions moins urgentes. En attendant, des premiers patients ont déjà été transférés en Allemagne pour être soignés : quatre à Sarrebruck et à Völklingen. Une pratique qui devrait s’intensifier dans les jours à venir pour soulager les services français saturés.

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