La nage en eaux libres, ça dope l’énergie !

Adieu la piscine et vive les séances de natation dans les lacs, les rivières… Cette pratique, qui offre un formidable sentiment de liberté, apaise le mental et nous donne un délicieux petit coup de fouet.

Avec Salomé Fournier, nageuse diplômée Brevet national de sécurité et de sauvetage aquatique

Restez informée

Mais non, la discipline n’est pas réservée aux championnes de triathlon. On est tout à fait libre de pratiquer la nage en eaux libres dès lors que l’on a une certaine aisance dans cet élément et que l’on veille à respecter quelques règles de sécurité.

Le plaisir d’un cadre naturel

Comme son nom l’indique, la nage en eaux libres se pratique hors piscine. Équipé d’un maillot de bain ou d’une combinaison en néoprène pour les plus frileuses, de lunettes, de palmes et d’une bouée de sécurité*, on progresse dans un lac, un fleuve, la mer, l’océan. Pour apprendre ou améliorer sa technique, mieux vaut s’inscrire dans un club ou être guidé par un coach spécialisé. On peut nager seul mais, en mer, les sorties à plusieurs restent un gage de sécurité.

Muscles stimulés et mental apaisé

Ce sport complet sollicite tous les groupes musculaires sans « peser » sur les articulations. Vous avez tout intérêt à privilégier la brasse coulée dont le mouvement muscle à la fois mollets, cuisses, fesses, ceinture abdominale, poitrine, dos et bras. Le crawl avec des palmes (courtes dans premier temps) produit les mêmes effets. Les pratiquants sont unanimes sur l’effet profondément délassant et déstressant de ce sport de plein air. Concentré sur sa respiration, ses sensations dans les vagues, l’eau froide… on oublie de cogiter. La production d’endorphines antistress est à son top : l’humeur est plus légère !

Aux petits soins pour le cœur

Cette activité est idéale pour travailler son endurance, renforcer son cœur et augmenter sa capacité pulmonaire. Le secret ? Prévoir une courte distance lors des premières séances pour trouver le bon rythme, c’est-à-dire celui qui permet d’avancer doucement mais sûrement et nager le plus longtemps possible sans trop se fatiguer. Au fil du temps, on augmente longueurs et cadence.

Maxi tonus

Bien sûr que nager en eaux libres fatigue. Mais une pratique régulière donne aussi de la vigueur ! Les mitochondries, le moteur de nos cellules, sont stimulées par cette activité physique et produisent plus d’énergie. Après 45 minutes à une heure de nage (voire plus !), la saine fatigue ressentie favorise également un sommeil plus réparateur et donc, du pep’s à revendre au réveil !

La nage en eaux libres, est-ce pour moi ?

Pour pouvoir s’adonner à cette pratique, il faut :

– être une bonne nageuse, capable de résister aux courants (voire aux baïnes dans l’océan !) sans trop me fatiguer.

– ne pas avoir peur de la distance : traverser un lac, une baie… ce n’est pas rien ! Idem du côté des profondeurs qui frisent souvent les 100 mètres dans les grands lacs et le kilomètre dans la Grande Bleue.

– ne pas craindre le contact des algues, des gros brochets et carpes d’eau douce, ou même des méduses en mer !

– ne pas avoir peur du froid. Même dans une eau à 20 °C, pas si simple de nager longtemps sans claquer des dents. Combinaison épaisse, cagoule, chaussons sont alors essentiels.

*matériel indispensable, pour s’y appuyer en cas de gros coup de fatigue. Certains modèles, pratiques, permettent de garder au sec smartphone, gourde, barre de céréale.

Merci à Salomé Fournier, nageuse diplômée Brevet national de sécurité et de sauvetage aquatique.

Source: Lire L’Article Complet