Le jour où Isabelle Adjani a été boycottée par les photographes du festival de Cannes

Boycott en série. En 1983, Isabelle Adjani se rend au Festival de Cannes pour présenter le film L’Été meurtrier, de Jean Becker.À cette époque, l’actrice est au coeur d’une spirale médiatique. Elle fascine et est constamment prise en photo. Une surexposition médiatique entraîner un trac des paparazzis, difficile à supporter.

Durant son séjour à Cannes, Isabelle Adjani décide de donner une leçon aux photographes, qui scrutent ses moindres faits et gestes. 

Le boycott d’Isabelle Adjani contre les paparazzis

Dès ses premières heures sur la Croisette, elle fuit les photographes, ou se cache derrière un parapluie. Parmi l’océan de paparazzis, seuls quelques privilégiés, qui ont signé un contrat d’exclusivité avec l’actrice, sont autorisés à prendre quelques clichés, raconte Mon Doc Ciné.

Elle en vient même à boycotter le traditionnel photocall, où les actrices et acteurs viennent poser pour présenter leur film, après avoir donné une conférence de presse. Des choix qui envoient un message fort : celui de respecter sa vie privée.

Le boycott des paparazzis contre Isabelle Adjani

Un boycott qui a valu à l’actrice le surnom de “diva”, donné par les photographes de la Croisette. Agacés par son attitude, ils décident, d’un commun accord, de faire front face à Isabelle Adjani.

Le 10 mai 1983, l’actrice monte les marches pour la présentation de L’Été dernier, mais la réaction des photographes est inattendue. Ils décident tous de poser leurs appareils photos au sol, et tournent le dos aux marches du Palais des festivals.

Laissant l’actrice dans un grand moment de solitude, elle monte les marches sans un bruit, sans crépitements, sans flash, sans cris, sans l’hystérie habituelle.

Une actrice discrète 

Encore aujourd’hui, Isabelle Adjani maintient une certaine distance avec les médias. 

L’actrice est notamment réputée pour sortir face aux photographes, vêtue d’un grand chapeau et de lunettes noires. Dans une interview à TéléStar en 2016, elle justifiait pourtant avec humour : “Mon chapeau c’est parce que j’ai toujours l’impression que le ciel va me tomber sur la tête, comme Obélix, c’est mon côté gaulois ! Les lunettes c’est plus atavique. Cela me vient de mon père et de cette croyance que l’on vous pique un petit bout d’âme à chaque fois que l’on vous prend en photo”. 

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