L’entretien postnatal précoce obligatoire dès 2022

Pour prévenir les dépression du post-partum, un entretien postnatal précoce sera réalisé dès 2022 entre la 4e et la 8e semaine qui suit l’accouchement.

  • Obligatoire
  • Quand le faire ?
  • Dépression post-partum
  • Comment ça va se passer ?

Les dépression post-partum toucheraient au moins 15% des jeunes mamans. Ce vendredi 22 octobre, les députés ont adopté un amendement au projet de loi de financement de la sécurité sociale qui précise que l'objectif est "de repérer les premiers signes de la dépression du post-partum ou les facteurs de risque qui y exposent et d'évaluer les éventuels besoins de la femme ou du conjoint en termes d'accompagnement".

L'entretien postnatal précoce sera-t-il obligatoire ?

Oui, cet entretien postnatal précoce deviendra obligatoire dès le 1er juillet 2022.

Quand aura lieu l'entretien postnatal précoce ?

L'entretien postnatal précoce devra être réalisé entre la 4e et la 8e semaine après l'accouchement. Pour les femmes qui présenteraient des signes de dépression du post-partum, un second entretien pourra être réalisé entre la 10e et la 14e semaines après la naissance de l'enfant. "Le premier comme le deuxième entretien doivent permettre de les orienter si nécessaire vers le professionnel compétent. Ils ont donc vocation à remplir un rôle essentiel dans l'accompagnement des jeunes mères et parents" précise le texte.

Qu'est-ce qu'une dépression post-partum ?

Une dépression post-partum survient généralement dans les 2 à 8 semaines après l'accouchement. Elle se manifeste par des symptômes typiques comme un sentiment de découragement, des troubles du sommeil, des difficultés de concentration, de la fatigue, des pleurs, des trous de mémoire, un sentiment d'isolement, de l'anxiété ou encore des sautes d'humeur. " ​100 ​​​​​000 femmes par an souffriraient de la dépression du post-partum, 15 %, je crois que c'est le chiffre couramment admis. Dans un sondage réalisé en août 2021 par OpinionWay, 30 % des mères et 18 % des pères disent avoir connu un épisode dépressif", détaillait le secrétaire d'Etat à l'enfance Adrien Taquet, lors des Assises de la santé mentale qui se sont déroulées le 28 septembre 2021 à Paris. Au total, cela représente 15 à 30 % des jeunes mamans. Or, seules 5 % d'entre elles confient avoir été diagnostiquées et 78 % des parents avouent d'avoir jamais entendu parler de la dépression post-partum lors des rendez-vous médicaux. 

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    Le CNGOF appelle les médecins, sages-femmes et l'entourage des mères, à plus de vigilance et d'écoute pour mieux comprendre et prendre en charge les jeunes mamans après l'accouchement.

Comment ça va se passer ?

Comme l'a précisé à l'AFP Adrien Taquet, cet entretien sera réalisé par un médecin traitant ou une sage-femme ayant été au préalable sensibilisé au repérage des dépressions post-partum. Dans le cas où des signes de dépression seraient détectés, la mère (ou le père, même si cela sera tout de même plus rare) sera orienté vers un psychiatre ou un psychologue. Le secrétaire d'Etat à l'Enfance a également précisé qu'un appel à projets a été lancé avec 10 millions d'euros pour "conforter l'offre en psychiatrie périnatale" en "ouvrant 5 à 10 nouvelles unités de soins conjoints parents-bébé et en créant 15 à 20 nouvelles équipes mobiles".

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