Les cinq plantes à adopter pour éviter la fatigue post-rentrée

Début septembre, on a souvent besoin d’un remontant pour gérer les pépins quotidiens. La solution ? Les plantes adaptogènes, véritables alliées pour éviter la phase critique post-rentrée. On fait le point sur cinq d’entre elles, à adopter sans tarder.

Exit les bains de soleil et le chant des cigales, place au mois de septembre, au retour au bureau, à la reprise d’un rythme soutenu. Besoin d’un coup de fouet ? On se tourne vers les plantes adaptogènes pour lutter contre la fatigue et retrouver de l’énergie. «Elles régulent l’activité des glandes surrénales, organes produisant des hormones indispensables au corps. Les défenses immunitaires sont alors stimulées positivement», annonce Philippe Roset, naturopathe-phytothérapeute à Bordeaux.

En vidéo, quatre plantes pour lutter contre la fatigue

Les cinq plantes à privilégier

Le ginseng

Tout droit venue d’Asie du nord, cette plante de sous-bois est «prescrite dans les cas de défaillances physiques, fatigue, manque de tonus, perte d’entrain, manque de mémoire, de vigilance, et même pour les libidos en berne !», nous indiquait la diététicienne phytothérapeute Caroline Gayet lors d’un précédent article. «Pour pallier la fatigue, on peut aussi le combiner à la gelée royale ou à l’acérola, riche en vitamine C», complétait la pharmacienne naturopathe Florence Raynaud.

Je le consomme comment ? En cure de trois semaines. Une demie à une cuillère à café de poudre (à trouver en magasin bio) le matin, diluée dans un verre d’eau ou un jus de fruit, une autre en début d’après-midi. En gélules de 250 mg (à trouver en pharmacie) deux fois par jour. En extrait hydro alcoolique, 30 gouttes le matin dans un verre d’eau.
Bon à savoir : ne pas consommer le ginseng en soirée pour éviter de perturber le sommeil.

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Le camu-camu

Originaire du Pérou, cette baie est riche en vitamine C, «dont les glandes surrénales sont très friandes», indique Philippe Roset. C’est aussi un puissant antioxydant «grâce à la présence de flavonoïdes, polyphénols et anthocyanes», complète le spécialiste. Ainsi, ces agents stimulent les défenses naturelles, augmentent la résistance au froid et luttent contre le stress oxydatif, qui nuit à nos cellules.

Je le consomme comment ? En cure d’un mois. En diluant chaque jour 1 cuillère à café de poudre dans 250 à 300 ml d’eau ou de jus de fruit. Assez rare à trouver en pharmacie, il est conseillé de se rendre en magasin bio ou en herboristerie pour se le procurer.

L’aloe vera

Le jus d’aloe vera, un bouclier qui booste le système immunitaire.

On connaît surtout l’aloe vera pour ses effets positifs sur la flore intestinale, notamment en cas de constipation, mais la plante millénaire regorge aussi de propriétés pour retrouver de l’énergie. «C’est le jus présent au sein des feuilles qui agit sur le système immunitaire, grâce à son action tonique», précise le naturopathe-phytothérapeute.

Je le consomme comment ? En cure d’un mois. Sous forme de jus (à se procurer en pharmacie ou en magasin bio (en vérifiant la teneur en jus d’aloe vera sur l’étiquette) et à conserver au réfrigérateur, en prenant 2 à 3 cuillères à café avant chaque repas. En gélules de 200 à 300 mg (à trouver en pharmacie) deux fois par jour.

L’éleuthérocoque

Les contre-indications 

Avant de consommer un de ces plantes, il est primordial de consulter son médecin ou d’en parler à son pharmacien. En cas de prise d’anti-coagulants, de corticoïdes ou de médicaments diurétiques, il peut y avoir un risque de surdosage.
Les femmes enceintes ou allaitantes ainsi que les enfants de moins de 12 ans ne peuvent en consommer.

Apprécié par la population chinoise pour son effet bénéfique sur la longévité, «on l’utilise pour ses vertus stimulantes, sur le physique et l’intellect, et sur le système immunitaire», nous assurait la diététicienne phytothérapeute Caroline Gayet en 2017. «L’Organisation mondiale de la santé l’a qualifié de tonique en cas de faiblesse », ajoutait la pharmacienne Florence Raynaud.

Je le consomme comment ? En cure de trois semaines. Une demie à une cuillère à café de poudre le matin, diluée dans un verre d’eau ou un jus de fruit, une autre en début d’après-midi. En gélules de 250 mg (à trouver en pharmacie) deux fois par jour. En extrait hydroalcoolique, 30 gouttes le matin dans un verre d’eau.

La noix de kola

Plante ayurvédique nommée «brahni», elle est utilisée dans la médecine traditionnelle indienne. Elle soutient des fonctions cérébrales grâce à sa teneur en caféine, «qui stimule les performances cognitives, la vivacité de l’esprit et améliore la vigilance», souligne Philippe Roset.

Je la consomme comment ? En cure de trois mois minimum. En gélules, en prendre 3 à 6 par jour, accompagnées d’un grand verre d’eau en milieu de repas. En infusion, pour 250 ml d’eau, on met une cuillère à café de poudre de noix de kola et on laisse infuser durant dix minutes. «On évite de boire l’infusion en soirée, en raison de la teneur en caféine qui empêchera l’endormissement», déclare le phytothérapeute.

* Initialement publié en septembre 2019, cet article a fait l’objet d’une mise à jour.

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