L’orgasme, un traitement comme les autres ?

Associé au plaisir, il n’est cependant pas toujours reconnu comme l’allié de notre santé. Et pourtant, il semble qu’il nous fasse le plus grand bien.

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C’est le point culminant de la jouissance

Vrai et faux. Décrit comme tel par celles et ceux qui l’atteignent, il se traduit par une série de contractions spasmodiques des muscles qui sanglent le vagin et se propagent à l’ensemble du bas-ventre. Pour advenir, il nécessite, chez la femme, une phase d’excitation suffisamment longue, une concentration sur son plaisir et l’absence de toute forme d’inhibition : un certain lâcher-prise permettant de se laisser envahir par l’extase. Toutefois, caresses, cunnilingus… engendrent des sensations considérées aussi exquises par certaines d’entre nous.

L’orgasme a aussi une petite action contre le cancer

Vrai. L’hormone ocytocine joue un rôle. Sa libération lors du coït et de l’orgasme, associée à la stimulation des tétons, limiterait la prolifération des cellules cancéreuses du sein. De même, chez l’homme, cinq éjaculations par semaine accompagnées d’orgasmes réduiraient de 30 % à 40 % le risque de cancer de la prostate. Toutefois, cela ne fonctionne pas avec la masturbation, car seule une vidange prostatique résultant d’une éjaculation par pénétration peut empêcher polyamines et spermidine (variété de polyamine) de se développer et de favoriser l’apparition d’une tumeur.

L’orgasme calme les migraines…

Vrai. Inutile de prétexter un mal de tête à l’heure des câlins, le septième ciel les apaise ! En effet, l’endorphine, une hormone “anesthésiante” libérée pendant nos ébats, agit en synergie avec l’ocytocine. Appelée “’hormone de l’amour”, elle déclenche le désir et endort également la douleur.

Il est à éviter lors d’un traitement anticancéreux

Faux. Sauf cas particulier – cancer du col de l’utérus en cours de traitement par exemple –, l’orgasme est recommandé pour ses vertus apaisantes : les ocytocines et les endorphines (hormones) jouant un rôle clé contre la dépression. Pour une sexualité sereine pendant cette période, les médecins rappellent que le sexe n’entraîne pas de rechute de la maladie et qu’après une chirurgie, on peut avoir une sexualité épanouie et atteindre l’orgasme. N’hésitez pas à vous faire prescrire un lubrifiant, afin de rendre la pénétration plus douce.

L’orgasme fait battre les cœurs

Vrai. La Fédération française de cardiologie estime que le coït, proche d’un effort physique modéré, contribue à muscler le myocarde (muscle cardiaque), ce qui permet d’éliminer les toxines de l’organisme. Sans oublier que la libération d’hormones (endorphine, sérotonine, dopamine…) durant l’orgasme possède des vertus anti-stress mais aussi anti-déprime.

Merci au Dr Alain Tamborini, gynécologue et auteur de “800 questions au gynécologue” (éd. marabout) et de “La Ménopause” (éd. Livre de poche), et au Pr David Khayat, cancérologue et auteur de “Prévenir le cancer, ça dépend aussi de vous” (éd. Odile Jacob).

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