Louise Chen : dans son appartement à Paris | Vogue Paris

Une allure underground entre la France et l’Angleterre, des yeux en amande qui pétillent, une humeur décapante : Louise Chen pourrait être l’emblème du new cool féminin 2020. Tour à tour Dj, testeuse de resto au top du branché ou collectionneuse de vinyles et de t-shirts de concerts nineties, la Franco-Taïwanaise vit à mille à l’heure. Et se met en pause une journée pour nous recevoir post-confinement, chez elle, à Paris.

Louise Chen n'a pas dormi depuis 1999, enfin c'est ce qu'on peut lire dans sa bio Instagram. DJ, productrice et fan obsessionnelle de musique et pop culture, elle tient à la fois de la fille en Vogue, incalable en hip-hop comme en gospel, et de la meilleure copine rêvée. D’origine Franco-Taiwanaise, la trentaine éclatante, elle se lance dans la musique d’abord comme un hobby. Dans les années 2000 et des poussières, alors stagiaire chez Ping Pong une boîte de promotion de musiques indépendantes, un ami ayant une résidence au Café Chérie à Belleville lui montre comment marchent des platines vinyles et une mixette. Coup de foudre musical, elle monte directement un crew de DJs et commence à jouer de la musique dans des bars : Le Café Chérie, Le Truskel, Le Motel, Le Sans Souci, Chez Moune… C’est en 2011 que les choses deviennent plus sérieuses et qu’elle se lance en solo : “j'ai commencé par organiser une fête au Social Club, puis plusieurs, et c’est ainsi qu’est né le collectif féminin pluridisciplinaire Girls Girls Girls et ma carrière bourgeonnante de DJ.” Depuis, elle enchaîne les festivals, les clubs et les dates aux quatre coins du monde, jouant aussi pour les hauts événements de la planète mode : de l’ouverture des Galeries Lafayette Champs-Élysées au défilé star Jacquemus dans les champs de lavande de Valensole.

© Louise Chen

Musique

Une carrière musicale au firmament, qui crise sanitaire oblige, a dû être mise en pause : “Tous les projets sont tombés à l'eau ! Et notre industrie souffre énormément. Sans tournée les musiciens n’ont plus vraiment de sources de revenus à part la vente de t-shirts ou de morceaux sur Bandcamp. Et personne n’a vraiment de visibilité quant à un potentiel retour à l’activité. C’est très difficile de se projeter et de savoir comment se réorganiser. Disons que j’ai le sentiment qu'il va certainement falloir que je me réinvente avant la fin de l’année…” Un vent de changement qui arrive à un moment doublement intéressant puisqu'elle avait initialement pour projet de déménager à Londres cette année. “Donc, non seulement je m’expatrie mais en plus je vais devoir m’adapter et opérer un tournant dans ma carrière. Bref, tout est en mutation dans ma vie !” En attendant, elle maintient sa résidence en tant que DJ avec son show radio “CHENTS" un mardi sur deux de 14h à 15h sur NTS.live (une webradio indépendante basée à Londres, Manchester et Los Angeles) tout en travaillant sur de nouveaux morceaux, apprenant la guitare et planchant sur l’avenir depuis son nouveau "chez elle" à Londres.

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Premier souvenir mode

Sa tante taïwanaise, Chen Lili, était une chanteuse-actrice qui vivait comme une superstar dans les années 80 et 90. Alors évidemment, son dressing géant et son meuble coiffeuse à éclairage de cinéma s’imposent comme des souvenirs de mode merveilleux. “Quand j’allais la voir avec ma cousine, elle adorait nous coiffer, nous maquiller, nous habiller, nous couvrir de bijoux et organiser de vrais photoshoots hyper glam. C’était si fun de se déguiser, de porter des strass, des paillettes, des boa et des plumes, du rouge à lèvres et de jouer les stars.” Pas besoin de chercher plus loin : “Mon amour de la fête et du rituel de préparation avant de sortir vient de là, c’est certain.”

© Adeline Mai

Un style

Elle le décrit comme : “garçon manqué mignon”. Tantôt boyish : en jean vintage ou pantalon à pinces bien coupé, t-shirt et hoodies de merchandising de musique, chemises d’hommes vintage chinées à gauche à droite, vestes en cuir oversized Prada ou Acne portées avec un gros pull douillet Loewe trouvé au menswear et des Chucks 70s. Tantôt girly : robe Paco Rabanne à col claudine, bottines Prada et chouchou à petit noeuds dans les cheveux. Une croisée des genres et des styles, portée en mix & match, qu’on retrouve dans sa liste de créateurs préférés : Prada, Lemaire, Julien Dossena chez Paco Rabanne, J.W. Anderson chez Loewe, Dries Van Noten, Sacai, Molly Goddard, Bode, Peter Do et Cecilie Bahnsen

© Adeline Mai

Icônes

Ses inspirations mode lui viennent du top parade MTV entre 1995 et 2004. Plus calée tu meurs. Ses préférés ? Les hauts transparents de d’Arcy la bassiste des Smashing Pumpkins, les pantalons Dickies de Gwen Stefani – chanteuse de No Doubt à l’époque de l’album “Tragic Kingdom” en 1997, Mariah Carey avec son short en jean 501 et son petit t-shirt blanc dans le clip de “One Sweet Day", les Dr. Martens et les Chucks des groupes de rock hardcore, les looks de skaters des 90s, Janet Jackson et sa frange rouge en 1998 à l’époque de l’album “The Velvet Rope”, tous les looks de TLC en 1994, tous les looks jean baggies des camarades de classe de Lauryn Hill dans “Sister Act 2” et les outfits de Brenda Walsh dans Beverly Hills.

© Adeline Mai

Collectors

Une pile de t-shirts de concerts tout coton, des tour merch que Louise Chen postait chaque jour du confinement sur son Instagram, accompagnés d'une anecdote savoureuse. Son préféré, celui qu’elle sauverait en premier des flammes si son appartement brûlait ? Le Smashing Pumpkins “Mellon Collie & The Infinite Sadness” de la tournée 1996.

© Adeline Mai

Bijoux

Toujours les mêmes : une bague Clash de Cartier, une autre imposante signée Chloé, quelques chaînes en or surmontées de jade, cadeau de naissance de sa famille taïwanaise et un pendentif “L” orné de 3 diamants qui lui a offert son père.

© Adeline Mai

Sacs

Même si elle voue une passion aux tote bags disquaires ou à la banane “si pratique pour passer sa vie en club”, elle apprivoise depuis deux ans l’idée du sac à main. En ce moment, elle promène ses essentiels dans trois modèles : les fameux nylon Prada, un puzzle Loewe ou un dernier crush signé Chloé.

Chaussures

Une collection de talons Prada, de baskets Nike et de Converse assez impressionnante. “Je dois l’avouer, les chaussures sont mon péché mignon… Avec les lunettes de soleil.” Au quotidien elle alterne entre une paire de Chucks ou les Nike Waffle noires et blanches de la collaboration avec Sacai. L'été, monomanie slides compensées Celine vintage ou tongs Lemaire.

© Adeline Mai

Soir

En club, l’uniforme jean, basket pimpé d’un top moulant un peu transparent ou d’un t-shirt de groupes. Pour les grands soirs, un pantalon noir taille haute Lemaire et des talons ou une robe moulante sexy signée Molly Goddard.

Dernier achat impulsif

Une parka turquoise et un pull en laine chez NOAH.

Folies

Ce qu’elle appelle ses "habits de scène": une mini robe à paillettes Molly Goddard et une robe en soie jaune et tulle rose Prada.

Beauté

Matin et soir nettoyage du visage à l’eau claire et au cleanser mousse Dr. Barbara Sturm, suivi d’un peu de “Facial Treatment Essence SK-II” en guise de tonique. Suivie d’une routine adoptée et validée pour la vie signée NIOD : Modulating Glucosides NIOD + Copper Amino Isolate Serum NIOD + Multi-Molecular Hyaluronic Concentrate NIOD à laquelle elle ajoute une crème de jour Suzanne Kaufmann “Day Cream Line A” ou un peu de crème Augustinus Bader.

© Adeline Mai

Photographe : Adeline Mai
Journaliste : Eugénie Trochu
Hair et make-up : Sergio Villafane
Vidéo : Etienne Baussan
Production : Mathias Holst

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