"Oui c’est fini, je ne joue même pas de piano chez moi" : William Sheller confirme qu’il arrête la musique

Il y a une personne qui va craquer sur vous, c’est Barbara. Vous allez l’accompagner pendant toute la création de son album La Louve.

On m’a dit : “Vous habitiez avec Barbara“, je réponds : “Non, j’habitais chez Barbara“, faisons la nuance. C’était hors des mots : “Là, tu vois tu me mettras tes cordes bleues, comme tu les fais” et je voyais ce qu’elle voulait dire. On ne peut pas trouver des mots pour expliquer une ambiance musicale mais c’était parfois des communications télépathiques, très bizarres. Le travail avec elle, c’était de me réveiller à trois heures du matin.

Barbara va vous convaincre que vous êtes fait pour chanter.

Je ne voulais pas chanter tout seul. Quand elle m’a dit : “Tu devrais chanter“, je lui ai répondu : “Mais je n’ai pas de voix, ma chérie !” 

Tu n’es pas un chanteur, tu es un diseur. Moi, je suis une diseuse, c’est-à-dire que je raconte des choses sur des notes

à William Sheller

Elle vous a aidé à trouver une maison de disques et ça a donné naissance à un premier gros succès : Rock’n’Dollars (1975). En 1991 est arrivé Un homme heureux, issu de l’album Sheller en solitaire vendu à 800 000 exemplaires.

Une casserole aux fesses maintenant. C’est devenu “Sheller : Un homme heureux”. C’est bien d’avoir laissé au moins un morceau qui fait partie de l’histoire de la chanson.

En 2014, vous avez fait un burn-out. Mais vous parlez surtout aujourd’hui d’arrêter la musique.

Oui, c’est fini.

Vous allez pouvoir vivre sans créer de la musique ?

Ce burn-out a été pour moi une mort initiatique. Le bonhomme a changé, c’est un nouveau bonhomme maintenant et ça ne m’intéresse plus. Je ne joue même pas de piano chez moi.

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