"Paris-Seychelles" et "Chou wasabi", les invitations au voyage de Julien Doré

Il y a douze titres à l’intérieur, parmi lesquels Paris-Seychelles. Un titre qui va se transformer en raz-de-marée. Vous appréhendiez la sortie de ce troisième album ?

Oui, disons que c’était une période un peu particulière parce que l’album précédent, Bichon, passe un peu moins bien auprès du public. C’est une période de ma vie où, de par ma façon d’avoir fait certaines interviews, de m’être exprimé sur l’album, il y a comme un petit décalage dans la compréhension entre ce que j’étais et les personnes dont j’avais besoin pour diffuser mes mots, comme ma maison de disque.

Il y avait comme une forme de doute sur le fait que j’ai la capacité peut-être de continuer à faire ce métier. Quand j’ai senti cela, je me suis dit : mais en fait, c’est très simple, on va faire autrement maintenant. On va arrêter de réfléchir avec un directeur artistique qui va venir me dire si cette chanson, je devrais peut-être en retravailler un peu le texte. On va arrêter ça. J’ai des copains avec qui je m’entends extrêmement bien, mon groupe de musique. J’aime être avec eux. On a la même approche de la musique.

De m’être fait totalement confiance et d’avoir fait confiance à mon entourage, mes proches, ça a changé beaucoup de choses. Cet album, “Løve”, a été une nouvelle page pour moi.

à franceinfo

Ce que j’ai demandé, c’est de me permettre d’aller dans un studio dont j’ai vu des photos à Saint-Rémy-de-Provence, qui s’appelle “La Fabrique”. De le réserver juste pendant trois semaines. Partir là-bas tout seul avec mes potes et je reviendrai avec un album. C’est exactement ce qui s’est passé. Personne n’a écouté quoi que ce soit, ni donné un avis ou un regard sur ce que j’étais en train de faire. J’étais dans la dynamique de me dire cet album va s’appeler comme ça, il y aura un lion sur la pochette, c’est ça que je veux faire. Ça va beaucoup m’aider.

Vous êtes quand même le spécialiste des titres improbables comme Chou Wasabi.

Chou Wasabi est une chanson que j’ai coécrit avec mon pote pianiste, Julien. On est chez lui. On a commandé des sushis et on est en train de composer un truc super et je suis en train de trouver ce refrain. Et évidemment, à aucun moment dans la chanson l’expression “Chou wasabi” n’est prononcée, mais je lui dis : “Tiens, c’est rigolo, il a du chou wasabi” et on se dit que ça nous fera notre souvenir du moment où on l’a composée.

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