Paysagiste, le nouveau métier qui fait rêver

Trois questions à Laurent Bizot, président de l’Union nationale des entreprises du paysage.

Madame Figaro. – Comment expliquer la ruée verte  ?
Laurent Bizot. – Le végétal a pris une dimension inédite dans nos vies. Prise de conscience des enjeux climatiques, besoin accru de nature : les métiers verts sont au cœur des aspirations sociétales. Devenir jardinier paysagiste, c’est œuvrer concrètement pour la transition écologique, la biodiversité, la qualité de l’air, de vie… Mais aussi faire appel à sa créativité. Faire du bien à la planète et aux autres, ça fait sens  ! 

Fantasme ou vraie opportunité  ?
Ce boom est bien plus qu’un effet de mode. Il répond à une demande, des particuliers comme des villes, et à des opportunités de carrière. Le nombre d’entreprises a doublé en dix ans, de nouveaux métiers et expertises se créent chaque jour. Et cela n’est pas près de s’arrêter : plus de 4200 entreprises seront à transmettre dans les années à venir, et 6 sur 10 cherchent actuellement à recruter. 

Qui sont les nouveaux jardiniers paysagistes  ?
Leur profil est très varié. La moyenne d’âge est de 35 ans, et on assiste à une féminisation de la profession, avec aussi des reconversions de plus en plus fréquentes. Avantage : la multiplicité des possibles – créateur de jardin, élagueur, paysagiste d’intérieur… – accessibles du CAP à un bac + 5. Et l’on peut se former et être confrontés au terrain très vite, l’apprentissage étant également une voie royale. Un vrai luxe en ces temps tourmentés.

lesmetiersdupaysage.fr

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