Pourquoi le prix des boîtes de conserve augmente

Comme l’essence, la farine, l’huile ou encore les œufs, les conserves n’échappent pas à la hausse de prix. En cause : des ingrédients et des boîtes plus chers.

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Les prix de l’essence et des matières premières ne sont pas les seuls à s’envoler depuis quelques mois. Ceux des boîtes de conserve en vente dans les rayons de nombreux supermarchés, épiceries et conserveries grimpent aussi. D’après TF1, les prix des conserves de légumes auraient augmenté en moyenne de 4 % ces dernières semaines et plus encore pour ceux des conserves de plats cuisinés. Moins chères que des fruits et légumes frais, les boîtes de conserve permettent une économie de taille. Mais la hausse des tarifs de ces dernières risque une nouvelle fois d’avoir un impact sur le porte-monnaie des Français.

Hausse du prix des ingrédients…

Si les conserves coûtent plus cher, ce n’est pas uniquement en raison du conflit qui oppose l’Ukraine et la Russie. La grippe aviaire, qui touche particulièrement la Dordogne en ce moment, y est pour quelque chose. « Le stock de canards est un peu vide puisque nous sommes en pleine crise de la grippe aviaire. Tout ce qui est en pénurie se paye un peu plus cher », explique le directeur industriel d’une usine de Castelnaudary, Alexandre Guevaer, à TF1. Même constat pour la recette de cassoulet au porc de la marque. La guerre en Ukraine et ses conséquences sur l’élevage porcin jouent également sur le prix d’achat. « On était sur une base de l’ordre de 1,25 euro le kilo de carcasse, on est là sur des bases de 1,67 euro », affirme le directeur de l’usine , ajoute-t-il.

… et des boîtes

Mais le contenu de ses petites boîtes n’est pas le seul responsable de cette hausse de prix. À cause de la flambée des tarifs de l’aluminium et de l’acier, les boîtes elles-mêmes coûtent bien plus chères. Selon TF1, leur prix a augmenté de 30 % en moyenne ces dernières semaines.

Pour tenter de freiner l’inflation, qui touche actuellement les boîtes de conserve mais aussi les farines, les huiles, les œufs, les fruits et légumes ou encore certaines viandes, les industriels de l’agroalimentaire ont entamé des négociations avec la grande distribution. Affaire à suivre donc…

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