Preview Metroid Dread : Gros potentiel pour un retour en force

L’arrivée de Metroid Dread est imminente et on a encore un peu de mal à y croire. Heureusement, on a pu tester le jeu pendant deux heures comme une délicieuse piqûre de rappel.

Après des années de misère, Samus Aran sera bientôt de retour et c’est forcément un grand moment d’émotions pour n’importe quel fan de la licence Metroid. Alors qu’on aurait pu croire que ce grand retour se ferait avec Metroid Prime 4, c’est finalement sur un jeu en 2D que l’on pourra retrouver la chasseuse de primes. L’occasion de renouer avec les origines de la saga, avec bien évidemment une modernisation dans ses mécaniques de jeu, mais également dans sa direction artistique. Un aspect d’autant plus important que Metroid Dread est le jeu Nintendo qui accompagnera la sortie de la Switch OLED. Nous avons donc eu l’occasion de tester le jeu pendant deux heures sur le grand écran bien lumineux de la console de Nintendo.

Gros potentiel scénaristique

En tant que suite direct de Metroid Fusion, on apprécie que le jeu prenne le temps de bien contextualiser l’ensemble avant toute chose. On se laisse en tout cas très vite prendre par l’intrigue et l’accent mis sur la survie très rapidement dans le scénario. Et si on a fait que gratter la surface de ce qui nous attend, ces deux heures ont suffi à nous rendre très curieux de ce que Metroid Dread a prévu, surtout concernant les Chozos, cette race disparue qui est souvent en toile de fond des jeux Metroid, et qui semble être au cœur de l’intrigue de celui-ci. Petite mention spéciale : les dialogues de notre ordinateur de bord qui nous aide dans notre mission sont entièrement doublés en français.

Le savoir-faire de Nintendo

Testé sur la Switch OLED, il faut reconnaître que ce Metroid Dread a un certain charme visuel. Les bâtiments Chozos sont beaux et les effets de lumière quand on passe dans des zones spécifiques comme des cavernes sont bien foutus. On a pu visiter deux zones et les environnements étaient déjà très différents au sein des mêmes zones. Le plaisir de l’exploration passe bien évidemment aussi par un superbe level design comme Metroid sait si bien les faire. Le jeu se permet des petites nouveautés de ce côté là avec des nouvelles mécaniques d’ouvertures de portes et des zones destructibles très évidentes, même si le jeu garde tout de même les classiques murs destructibles non indiquées.

La construction du terrain de Metroid Dread est aussi beaucoup influencée par les mécaniques de jeu. Pendant nos deux heures de jeu, nous n’avons pas eu l’occasion d’avoir la célèbre boule morphing, mais Samus peut faire des longues glissades au sol et on a débloqué un objet permettant de s’agripper sur certains murs et plafonds, offrant une grosse mobilité de mouvements à Samus très rapidement dans le jeu, ce qui est une très bonne chose quand on voit l’importance que le jeu accorde à la survie.

Combat et survie

Ceux qui ont déjà joué à un Metroid ne seront pas dépaysés par les mécaniques de combat, entre rayon de charge et missiles. Il y a cependant une grosse nouveauté avec la contre attaque, puisqu’à chaque fois qu’un ennemi attaque, une petite étincelle à l’écran nous indique qu’on peut faire une attaque au corps à corps pour le repousser. Il faut des bons réflexes mais c’est un excellent ajout pour les combats, qui devient parfois obligatoire sur certains ennemis plus résistants pour s’en sortir. On a eu l’occasion de combattre un boss et ce n’était pas forcément évident, nous indiquant que ce Metroid Dread aura un niveau de difficulté assez intéressant.


Mais c’est surtout l’aspect survie qui domine ce Metroid Dread. Au cours de l’aventure, Samus sera pourchassé par des EMMI, des robots qui peuvent nous one shot s’ils nous attrape et que l’on rate notre contre-attaque. Dans ces moments-là, on ne cherche plus à combattre, mais à fuir en faisant le moins de bruit possible et sans se faire repérer. C’est à ce moment-là que la mobilité de Samus devient vitale pour échapper à ces robots tueurs. Même d’un point de vue visuel, ces confrontations avec les EMMI sont superbes et ça va vraiment être l’un des aspects les plus intéressants du jeu final.


Nos impressions

En seulement deux heures de jeu, Metroid Dread s’est montré très convaincant. Sa direction artistique bien mise en avant par l’impressionnant écran de la Switch OLED, ainsi qu’un très bon level design imaginé pour la grosse mobilité dont Samus bénéficie rend déjà le jeu très plaisant à explorer. Les combats sont dynamiques grâce en grande partie au nouveau système de contre-attaque et des boss exigeants. On apprécie surtout le côté survie du jeu représenté par les EMMI, qui sont un superbe ajout qui apporte une petite dose de stress et d’adrénaline agréable. Vivement le jeu final, en espérant que le temps de jeu total soit à la hauteur et que l’exploration pour trouver tous les bonus et faire le 100% soit assez complexe pour nous donner envie d’y aller à fond.

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