Procès des attentats du 13 Novembre : Salah Abdeslam menacé d'expulsion de l'audience suite à ses provocations

Depuis l’ouverture du procès, Salah Abdeslam multiplie les provocations. 

Si Salah Abdeslam a été silencieux depuis son arrestation en 2016, il a soudainement retrouvé la parole depuis l’ouverture du procès la semaine dernière. “Tout d’abord, je tiens à témoigner qu’il n’y a pas de divinité à part Allah et que Mohamed est son messager”, a-t-il lancé le premier jour de l’audience. “J’ai délaissé toute profession pour devenir un combattant de l’Etat islamique”, a ajouté Salah Abdeslam. Plus tard, il a dénoncé ses conditions de détention avant de défendre trois de ses coaccusés. Hier, il a une nouvelle fois attiré l’attention alors que le président de la cour d’Assise spéciale, Jean-Louis Périès, écoutait le premier témoignage d’un enquêteur des services français de l’antiterrorisme.

Procès du 13 Novembre : Salah Abdeslam interrompt un enquêteur à la barre https://t.co/pWOIujhJ8B

“Si vous continuez, vous allez sortir du box”

“C’est quand qu’on aura la parole ?”, a crié Salah Abdeslam alors que le président de la cour écoutait le témoignage de l’enquêteur. Monsieur Abdeslam, si vous continuez, vous allez sortir du box”, l’a prévenu fermement Jean-Louis Périès, qui a dû s’y reprendre à plusieurs fois avant que l’accusé de 31 ans se taise. Après les interruptions de Salah Abdeslam, l’enquêteur – qui a témoigné anonymement – a pu faire part des “défis” d’une “enquête sans précédent” avec des “constatations simultanées sur huit scènes de crime”. Il a alors rappelé que plus de 1 000 enquêteurs ont été mis sur l’affaire et ont été confrontés à des “scènes indicibles (…) dans un schéma de course contre la montre” et de “risque de sur-attentat”. Ce procès sans précédent en France devrait durer 9 mois…

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