Thérapies de conversion : Le Canada adopte un projet de loi pour les interdire, où en est la France ? On fait le point

Un grand pas pour la communauté LGBTQIA+ canadienne, mais qu’attendent toujours les militants français…

Depuis quelques années, le sujet des thérapies de conversion pour prétendument “soigner” les personnes LGBTQIA+ est de plus en plus abordé en France, aux États-Unis mais aussi au Canada. Mardi, les députés canadiens se sont prononcés quant à la loi C-6 qui interdit les thérapies de conversion visant à changer l’identité de genre ou la sexualité d’une personne contre son gré ou à un mineur. Adopté à une large majorité de 263 voix contre 63, ce projet prévoit des peines pouvant aller jusqu’à cinq ans de prison pour tout individu qui aurait fait subir une telle thérapie. Mais qu’en est-il en France ?

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Je vais déposer avec @senateursPS, comme @LaurenceVanceu députée l’a fait à l’Assemblee, une proposition de loi au Sénat. Il faut abolir cette pratique inhumaine dans notre pays cc @InterLGBT @RienAGuerir https://t.co/1uuHFltYd1

En avril dernier, de nombreuses figures influentes en France, ont lancé un appel à Christophe Castaner pour interdire ces thérapies. Le hashtag #RienAGuerir, tiré du collectif du même nom, a fait le tour de Twitter, mais le gouvernement l’assure : “Notre Code pénal condamne les délits d’abus de faiblesse ou de harcèlement, les délits de discrimination, les propos homophobes ainsi que les violences volontaires. Et le code de la Santé publique interdit le recours à l’exercice illégal de la médecine pour tous les prétendants médecins qui veulent ‘soigner’ l’homosexualité”. Un “arsenal législatif” pointé du doigt par les militants qui affirment : la France ne protège pas vraiment contre ces thérapies. Face au blocage de la loi 4021 à l’Assemblée nationale, qui vise à les interdire précisément, la sénatrice du Parti socialiste, Marie-Pierre de La Gontrie, a annoncé qu’elle allait déposer une proposition de loi au Sénat. L’accord de Christophe Castaner n’est donc plus nécéssaire pour entamer le processus législatif. Les militants espèrent alors qu’une loi soit promulguée prochainement, comme l’a fait le Canada…

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