Un gène mutant pourrait être à l’origine de l’endométriose

Les causes de l’endométriose restent encore mystérieuses. Grâce à une nouvelle étude publiée en août par l’Université d’Oxford – en collaboration avec plusieurs universités américaines – la piste de la génétique a été mise en avant.  

Davantage de variations du gène NPSR1 constatées

Selon cette dernière étude publiée dans le Science Transnational Medicine, c’est la mutation du gène NPSR1 qui pourrait être responsable des formes graves – stades 3 et 4 – de l’endométriose chez certaines femmes.

Ce gène a été mis en cause grâce à des prélèvements faits sur 11 000 femmes atteintes d’endométriose ainsi que sur des sujets sains. Les scientifiques ont constaté que les femmes malades avaient plus de variations de ce gène.

Pour autant, si le lien génétique a été établi avec l’endométriose, elle reste une maladie qui se déclenche principalement avec les variations hormonales. « C’est une maladie multifactorielle. Je peux très bien être porteuse de la variation du gène et ne jamais développer la maladie », rappelle Lamia Jarboui, vice-présidente de l’association Info-endométriose à Le Parisien.

La possibilité d’un nouveau traitement

Pour l’heure, l’endométriose n’est pas une maladie qui se soigne. Seuls des traitements antalgiques ou hormonaux peuvent contribuer à diminuer les douleurs. Les femmes avec une forme sévère de la maladie ont souvent recours à la chirurgie, mais sans garantie que la maladie ne reprenne pas.

Les scientifiques de l’Université d’Oxford – en collaboration avec le laboratoire Bayer – travaille donc sur un médicament non hormonal qui pourrait neutraliser le gène NPSR1 et ainsi réduire les inflammations des tissus. Les tests ont été concluants sur des rongeurs.

« Il s’agit d’une nouvelle avancée passionnante dans notre quête de nouveaux traitements de l’endométriose […] Nous devons poursuivre nos recherches sur le mécanisme d’action et le rôle des variantes génétiques dans la modulation des effets du gène dans des tissus spécifiques », a déclaré Krina Zondervan, co-directrice du centre de recherche et de traitement de l’endométriose d’Oxford.

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