Vaccins Covid-19 : comment fonctionnent-ils et pourquoi peut-on avoir confiance ?

La pandémie de Covid-19 a relancé le débat sur la vaccination. Fabrication, protection, sécurité… Le point avec nos experts.

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Polémiques et rumeurs vont bon train sur la sécurité et l’intérêt des vaccins en cette période de crise sanitaire. Cela ne doit pas faire oublier que ceux autorisés en France et inscrits dans le calendrier vaccinal annuel sont fiables, et représentent la meilleure des protections contre de nombreux pathogènes, virus comme bactéries.

La vaccination sauve des vies

Grâce à elle, la variole a été éradiquée. Et si les méningites bactériennes sont encore responsables de 170.000 décès dans le monde, celles à Haemophilus influenzae de type B ont quasiment disparu depuis l’introduction du vaccin, en 1992. Par ailleurs, le vaccin contre le méningocoque C est désormais obligatoire depuis 2018 chez les nourrissons, comme dix autres : contre la diphtérie, le tétanos et la poliomyélite (DTP), la rougeole, la rubéole, la coqueluche, les oreillons, l’Haemophilus influenzae de type B, l’hépatite B et le pneumocoque. Ne pas se faire vacciner, c’est risquer d’être infecté par des maladies graves – parfois mortelles – alors que celles-ci sont évitables avec cette prévention.

Covid : comment fonctionnent les différents vaccins

Tous les vaccins ont le même principe : éduquer le système immunitaire, afin qu’il empêche la survenue de la maladie ou la rende moins grave. Pour cela, on présente à l’organisme un agent infectieux rendu inoffensif, ou un morceau de celui-ci (antigène). L’organisme se défend en développant une immunité, au moyen de cellules (lymphocytes spécialisés) et de molécules (anticorps). Contre la Covid-19, plusieurs vaccins ont été développés en un temps record avec une technologie connue depuis des décennies, et déjà en recherche dans d’autres maladies infectieuses.

Pfizer et Moderna : des vaccins dits à « ARN messager »

Ils consistent à injecter dans le corps non pas le virus, mais des molécules d’ »ARN messager », produites en laboratoire. Elles ordonnent aux cellules, au niveau du site d’injection, de fabriquer une protéine spécifique du virus responsable de la Covid-19, afin que celle-ci active une réponse immunitaire habituelle.

Janssen et AstraZeneca : des vaccins à base d’adénovirus

Ils ont recours à un virus rendu inoffensif, afin de transporter le matériel génétique du coronavirus, permettant de fabriquer la protéine qui enclenchera une réponse immunitaire.

Il n’y a pas que la piqûre !

Les vaccins contre les rotavirus (responsables des gastro-entérites chez l’enfant), le choléra et la typhoïde, entre autres, s’administrent par voie orale et installent une immunité locale, au niveau digestif. La voie nasale est également utilisée pour un vaccin contre la grippe chez l’enfant – et elle est à l’étude contre la Covid.

L’avis des spécialistes

Le Dr Elodie Blanchard, pneumologue au service des maladies respiratoires du CHU de Bordeaux.

« Le refus de se faire vacciner expose à plus de risques. »

« Les individus fragiles ayant des problèmes respiratoires ou cardiaques, du diabète, les nouveau-nés ou les personnes âgées sont plus exposés que les autres. Les patients souffrant de bronchite chronique ou bronchopneumopathie chronique obstructive (BPCO), par exemple, risquent davantage de développer une infection respiratoire (infections invasives à pneumocoques, grippe, etc.) que le reste de la population. Chez eux, la prévention par la vaccination ne se discute pas. »

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