Zolpidem (Stilnox) : tout savoir sur ce somnifère puissant

Le zolpidem est un médicament somnifère. Dans quel cas est-il prescrit ? Quels sont ses effets indésirables ? On fait le point.

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Il s’appelle Stilnox ou Zolpidem : ce médicament est un hypnotique, c’est-à-dire un somnifère, utilisé dans le traitement de l’insomnie. Il est apparenté à la famille des benzodiazépines. Le Zolpidem est délivré uniquement sur ordonnance, dont la validité est limitée à vingt-huit jours.

Un risque de dépendance

En pratique, la posologie est d’un comprimé (10 mg) à avaler le soir au moment du coucher. Chez les plus de 65 ans et les personnes atteintes d’insuffisance respiratoire ou hépatique, la posologie est réduite à un demi comprimé, soit 5 mg.

Le Zolpidem expose à un risque de dépendance et à un syndrome de sevrage. C’est pourquoi la durée du traitement doit être la plus courte possible. Et avant l’arrêt du traitement, les doses doivent être progressivement diminuées et espacées. Ce somnifère ne doit par ailleurs pas être associé à la prise d’alcool, ni à d’autres sédatifs comme des tranquillisants, certains médicaments contre la toux, des médicaments à base d’opioïdes, des antidépresseurs ou encore des neuroleptiques.

Maux de tête, faiblesse, vision double…

Ce médicament possède des effets indésirables potentiels : fatigue, faiblesse musculaire, sensation d’ivresse, maux de tête, somnolence pendant la journée, troubles de la coordination des mouvements, cauchemars, somnambulisme, éruptions, baisse de la libido, troubles digestifs, vision double… Chez certaines personnes, il est également à l’origine d’anxiété, d’agitation, de confusion, d’agressivité, d’hallucinations ou encore d’amnésie antérograde, c’est-à-dire d’une perte de mémoire concernant les évènements survenus pendant le traitement. Ces derniers effets imposent l’arrêt du traitement.

Attention aux chutes

Comme le Zolpidem entraîne un risque de somnolence et de relâchement musculaire qui peut favoriser les chutes, il doit être utilisé avec grande prudence chez les seniors.

Le danger lié aux chutes est d’autant plus grand chez les personnes âgées qui ont besoin de se lever la nuit. Un réveil nocturne après la prise du médicament peut aussi entraîner des troubles de la mémoire.

D’autre part, en raison du risque de somnolence qu’il comporte, le Zolpidem peut avoir une influence sur la capacité à conduire des véhicules. Pour réduire les risques, il est conseillé de dormir au moins huit heures entre la prise du comprimé et la conduite automobile.

Enfin, si les troubles du sommeil persistent malgré le traitement, n’augmentez surtout pas la dose sans avis : parlez-en votre médecin.

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