Burberry signe les costumes flamboyants du spectacle sur Maria Callas à l'Opéra de Paris

Burberry se lance dans un nouveau projet artistique en réalisant les costumes de scène de l’opéra de Marina Abramovic sur la diva, présenté à l’Opéra de Paris en septembre.

La frontière entre l’art et la mode semble n’avoir jamais été aussi mince : après Yves Saint Laurent et Coco Chanel, qui ont également créé des costumes de spectacles, c’est au tour de Riccardo Tisci, directeur artistique de Burberry depuis 2018, de se mettre à l’œuvre. Le styliste italien collabore en effet au nouveau projet réalisé par son amie l’artiste serbe Marina Abramovic. Celle-ci s’apprête à présenter 7 Deaths of Maria Callas, un spectacle-opéra qui explore le rapport à la mort d’amour de la grande diva, du 1er au 4 septembre en septembre à l’Opéra de Paris.

«Je suis un rêveur romantique, il était donc très facile de s’impliquer dans ce un projet. Le sujet est celui de l’amour sous toutes ses formes, de la lumière à l’obscurité» précise Riccardo Tisci dans un communiqué. Le couturier a dévoilé des robes dramatiques, fougueuses, à l’esprit baroque, à l’image de la vie de Maria Callas, la cantatrice grecque la plus célèbre de l’histoire de l’opéra. Sur scène, les projecteurs seront braqués sur ces costumes soulignant le savoir-faire exceptionnel de la maison. On pourra observer une robe rouge vif en satin perlé agrémentée d’un boléro incrusté de diamants, une robe de mariée accompagnée d’un voile dissimulant le visage ou encore une robe longue entièrement parée de sequins dorés.

Une robe rouge vif en satin perlée agrémentée d’un boléro incrusté de diamants.

Une robe scintillante dorée à longue traîne.

Une robe entièrement parsemée de sequins.

Une robe de mariée avec des broderies et un voile dissimulant le visage.

Passion mortelle

Bien qu’elle ait conne la gloire de son vivant, la vie de la chanteuse lyrique ressemblait davantage à une tragédie grecque. Décédée le 16 septembre 1977, seule, dans son appartement du XVIe arrondissement de Paris, elle figure néanmoins parmi les artistes les plus emblématiques de l’opéra. Les circonstances de sa mort n’ont jamais été totalement éclaircies. Certains diront qu’elle est morte de chagrin, suite à sa rupture avec le magnat grecque Aristote Onassis, l’homme pour qui elle a tout quitté. Une vie ébouriffante, pleines de drames qu’a cherché à retranscrire Ricardo Tisci .

Le créateur n’en est pas à sa première collaboration avec le monde du spectacle. En 2013, alors qu’il était à la tête de la direction artistique de la maison Givenchy, il dessinait les tenues de scène du mythique Boléro de Ravel revu par les chorégraphes Sidi Larbi Cherkaoui et Damien Jalet pour l’Opéra de Paris. Des partenariats entre designers légendaires et metteurs en scène d’exception, qui superposent la beauté des arts.

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