"La même énergie que quand on avait 17 ans" : avec "Alpha Zulu", Phoenix opère un retour à la pop de ses débuts

Mine de rien, cela faisait cinq ans que le successeur de « Ti Amo » se faisait attendre. Surprise, au bout de ce tunnel, marqué par la pandémie, Phoenix est de retour dans les bacs ce vendredi 4 novembre avec « Alpha Zulu« , septième disque qui rentre en résonance avec les rythmes pop des débuts, à l’image du titre « Identical« . Le groupe français, que l’on présente comme le plus connu au monde, s’est confié à franceinfo sur ce nouvel album, composé en dix jours dans l’une des ailes du musée du Louvre, à Paris.

>>Cinq ans après leur dernier album, Phoenix entame une tournée avec le nouveau single « Alpha Zulu »

Comme une boucle inattendue, « Alpha Zulu » rappelle l’énergie et l’innocence de « United« , leur premier album sorti il y a 22 ans. Pour créer, ils se sont confinés au Musée des Arts Décoratifs. « Surtout la manière de concevoir tout seul dans une pièce, sans ingénieur du son, juste avec nous même, jusqu’au bout, tous les quatre« , se souvient Christian Mazzalai, l’un des guitaristes, pendant les dix jours, on était comme quatre enfants dans un musée vide. »

« On savait qu’on allait se retrouver, on passait des mois séparés. On savait qu’on allait avoir dix jours ensemble, où il y avait la même énergie que quand on avait 17 ans et qu’on avait trois heures… Les engueulades en moins », ajoute Thomas Mars, le chanteur, qui habite aux Etats-Unis, et a donc été obligé de s’adapter au rythme des confinements pour se déplacer. 

« Le Louvre, c’était parfait parce que c’était la quintessence de ce que l’on recherchait. On joue avec des codes un peu abstraits pour les Etats-Unis »

à franceinfo

Sans leur regretté sorcier du son, Philippe Zdar, mort en 2019, Phoenix a fonctionné davantage en vase clos, créant des chansons qui leur ressemblent. Et criant, aussi, leur amour pour la culture européenne, quand ils suscitent une vraie passion aux Etats-Unis. « J’ai besoin de l’Europe, après la France d’une façon un peu plus particulière. On a quand même grandit avec le post-yéyé, où toutes les inspirations, les chansons étaient des copies des chansons américaines. Nous, on a fait un peu l’inverse. On a chanté en anglais, mais au lieu de parler des palmiers, des Cadillac et des juke-boxes, on parlait de choses hyper européennes », décrit Thomas Mars.

La magie de Phoenix continue : du lycée à Versailles, jusqu’aux scènes les plus démesurées, toujours liés, toujours passionnés, toujours unis. Le groupe pop-rock sera de passage à Paris, avec un concert à l’Olympia les 28 et 29 novembre prochains.

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