Stromae prépare son retour avec un troisième album et une tournée, les majors engagées dans un bras de fer en coulisse

Le troisième album de Stromae est prêt. C’est ce qu’affirme la presse avec de plus en plus d’insistance ces jours-ci, de Paris Match au Parisien. S’il n’y a pas de fumée sans feu, on en sait encore très peu sur le successeur de Racine carrée (2013). Ni son titre, ni sa teneur, ni sa date de sortie “dans quelques mois“, croit savoir Le Parisien. Selon le quotidien, le disque aurait été enregistré à domicile où il s’est fait construire le nouveau “studio de ses rêves“.

Six ans dans l’ombre

Ces six dernières années, Stromae s’est montré très discret. Il faut dire que le succès phénoménal de Racine carrée, avec ses tubes Papaoutai et Formidable, a été usant. Mais pas autant que la tournée mondiale de 200 concerts effectuée dans la foulée sur deux ans. Achevée en octobre 2015 au Rwanda, elle a bien failli avoir sa peau. Il en était sorti dans un état de fatigue extrême, mélange de surmenage et de grave réaction au traitement contre le paludisme (le lariam) qu’il avait dû prendre durant le volet africain de sa tournée. Avant même de terminer ce Racine carrée Tour, il avait annoncé prévoir une pause à durée indéterminée, “de deux à quatre ans“.

Chanter je n’en ai plus envie. Mais de la musique je n’arrêterai pas d’en faire. J’ai envie d’écrire, de composer, mais un peu plus dans l’ombre. Continuer le travail qu’on a déjà fait pour moi, mais le faire pour d’autres. C’est la ligne pour les quelques années à venir” expliquait-il en novembre 2017 aux Inrocks. De fait, il a collaboré  ces dernières années avec Disiz La Peste, Vitaa, Bigflo & Oli, OrelSan ou Caballero & JeanJass. 

On l’a aussi vu passer à la réalisation avec brio, signant la direction artistique du clip Coward pour Yaël Naïm, celui de Run up de Major Lazer, et plus récemment de Hostage de Billie Eilish. Sans compter qu’il s’occupe avec son épouse et styliste Coralie Barbier et son frère Luc Junior Tam du label Mosaert (l’anagramme de Stromae), qui est tout à la fois une marque de vêtements unisexe et un studio de design, musique et vidéo.

Son retour allèche les maisons de disques

Alors que l’artiste belge âgé de 36 ans est désormais libre de tout contrat avec une maison de disques, l’auteur-compositeur-interprète et producteur chercherait pour son prochain disque à signer un simple contrat de distribution. De quoi enflammer les majors. Universal et Sony seraient actuellement engagées dans un bras de fer pour sortir l’album très attendu de cet artiste en or aux trois millions d’albums vendus.

Selon Le Parisien, “une prime d’un million d’euros (…) serait dans la balance des négociations.” En avril 2018, lors d’un rare entretien accordé à Laurent Delahousse sur France 2, Stromae avait reconnu qu’il continuait, malgré son long silence, à faire de la musique. Et il ajoutait : “je reconnais que c’est quelque chose dont je ne pourrais pas me passer. Par contre, la façon dont j’envisagerai la suite, une tournée, un album, ce sera à un rythme beaucoup plus sain et reposé.

Doucement mais sûrement, on l’a vu remonter sur scène. D’abord le 28 mars 2018 lors d’un concert d’Orelsan à Bruxelles, pour interpréter La pluie, un titre du rappeur de Caen qu’il a lui-même produit. Puis ce fut en octobre 2019 en Jordanie, où il était venu chanter l’hymne à la paix Arabesque de Coldplay auquel il a contribué.

Une tournée plus “light” à l’horizon

Paul Haver, désormais papa d’un petit garçon né en septembre 2018, semble désormais bien remis de ses soucis de santé. Selon Le Parisien, il prévoit une tournée dès l’an prochain “et pourrait frapper un grand coup” en effectuant son grand retour sur la scène la plus convoitée des stars, celle du festival californien Coachella. Un évènement de portée internationale qui se tient généralement sur deux week-ends répliqués au mois d’avril, et auquel il a déjà participé en 2015.

Cependant, la tournée en Europe devrait être “light“, pronostiquent les spécialistes. Des dates sur de gros festivals, mais peu. Pour ne pas s’épuiser mais aussi parce qu’il faut débourser une sacrée somme pour l’avoir.

C’est avec lui que nous avions battu notre record de fréquentation en 2015“, se souvient le patron des Francofolies Gérard Pont dans Paris Match. “Sauf que depuis son cachet a explosé. Je ne sais pas si nous aurons les moyens“, se désole-t-il. Au Parisien, un programmateur anonyme parle d’ “environ 500.00 euros” pour l’avoir à l’affiche. Le prix à payer pour s’offrir un poids lourd qui refuse désormais de transiger sur sa santé.

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